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Tome vingt-unieme.
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ìio Magnificence.

pour des hommes que la vanité mène. On les de-mandait presque comme le collier de Tordre. Onpeut remarquer, puisqu’il est ici question de petitsdétails , qu'on portait alors des casaques par-dessusun pourpoint orné de rubans, 8c fur cette casaquepassait un baudrier, auquel pendait l’épée. On avaitune espèce de rabat à dentelles, 8c un chapeau ornéde deux rangs de plumes. Cette mode, qui durajusqu’à Tannée 1684, devint celle de toute l’Eu-rope, excepté de TEspagne 8c de la Pologne. On sepiquait déjà presque par-tout d’imiter la cour deLouis XIV.

Magnifacn- II établit dans fa maison un ordre qui duredans & sa°mai- encore » régla les rangs 8c les fonctions ; créa desfon. charges nouvelles auprès de fa personne, commecelle de grand-maître de sa garde-robe. II rétablitles tables instituées par François 1 , 8c les augmenta.II y en eut douze pour les officiers commensaux,servies avec autant de propreté 8c de profusion quecelles de beaucoup de souverains : il voulait queles étrangers y fussent tous invités : cette attentiondura pendant tout son règne. II en eut une autreplus recherchée 8c plus polie encore. Lorsqu’il eutfait bâtir les pavillons de Marli en 1679, toutes lesdames trouvaient dans leur appartement une toilettecomplète ; rien de ce qui appartient à un luxe com-mode n’était oublié : quiconque était du voyagepouvait donner des repas dans son appartement : ony était servi avec la même délicatesse que le maître.Ces petites choses n’acquièrent du prix que quandelles font soutenues par les grandes. Dans tout cequ’il fêlait, on voyait de la splendeur 8c de la générosité.