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Tome vingt-unieme.
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Libéralités.

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Il fesait présent de deux cents mille francs aux fillesde ses ministres à leur mariage, (i i)

Ce qui lui donna dans l’Europe le plus d'éclat, l’résens L

r -, . ,, , pensions su»

ce fut une libérante qui n avait point d exemple. g cns de lettresL’idée lui en vint d’un discours du duc de à l'Luropc.

Aignan , qui lui conta que le cardinal de Richelieu avaitenvoyé des préscns à quelques savans étrangers, quiavaient fait son éloge. Le roi n’attendit pas qu’ilfûtloué ; mais , sûr de mériter de f être, il recommandaà ses ministres , Lionne 8c Colhert , de choisir unnombre de français 8c d’étrangers distingués dans lalittérature, auxquels il donnerait des marques de fagénérosité. Lionne ayant écrit dans les pays étrangers,

& s’étant fait instruire autant qu’on le peut danscette matière si délicate , où il s’agit de donner despréférences aux contemporains, on fit d’abord uneliste de soixante personnes : les unes eurent desprésens, les autres des pensions , selon leur rang ,leurs besoins 8c leur mérite. Le bibliothécaire duvatican, Allaizi, le comte Gratiani secrétaire d’Etat 1663.du duc de Modène, le célébré Viviani mathématiciendu grand duc de Florence, Thistoriographe desProvinces-Unies, l’illustre mathématicien Huyghens ,un résident hollandais en Suède, enfin jufqu’à desprofesseurs d’Altorf 8c de Helmstadt, villes presqueinconnues des Français, furent étonnés de recevoir

( 1 1 ) Ces profusions faites avec l’argent du peuple étaient une véri-table injustice, & certes un beaucoup plus grand péché, excepté auxyeux des jésuites, que ceux qu'il pouvait commettre avec ses maîtresses.Cette foule de charges inutiles, d’abus de tout genre, a fait un malplus durable. Une grande partie de ces abus a subsisté long-temps Lsubsiste même encore, quoiqu’aucun des princes qui lui ont succédén’ait hérité de son goût pour le faste.