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Tome vingt-unieme.
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n 8 M MES

DE LA VALLIERE

sembleraient cependant exiger plus d’expiations queles faiblesses de l’amour ; mais ceux qui gouvernentles âmes n’ont guère d’cmpire que fur les faibles.

On fait que quand on annonça à sœur Louije de lamiséricorde la mort du duc de Vermandois qu’elle avaiteu du roi, elle dit :Je dois pleurer Ja naissance encore plusque fa mort. II lui resta une fille, qui fut de tous lesenfans du roi la plus ressemblante à son père , 8c quiépousa le prince Armand de Conti neveu du grand Condé.

Cependant la marquise de Montespan jouissait de safaveur , avec autant d’éclat 8c d’empire que madamede la Vallière avait eu de modestie.

Tandis que madame de la Vallière 8c madame deMontespan le disputaient encore la première placedans le cœur du roi, toute la cour était occupéed intrigues d’amour. Louvois même était sensible.Parmi plusieurs maîtresses qu’eut ce ministre, dont lecaractère dur semblait si peu fait pour l’arnour , il y eutune madame du Frénoi, femme d’un de ses commis ,pour laquelle il eut depuis le crédit de faire érigerune charge chez la reine ; on la fit dame du lit : elleeut les grandes entrées. Le roi, en favorisant ainsijufqu’aux goûts de ses ministres, voulait justifier lessiens.

C’est un grand exemple du pouvoir des préjugés 8cde la coutume , qu’il fût permis à toutes les femmesmariées d’avoir des amans , 8c qu’il ne le fût pas à lapetite-fille de Henri IV d’avoir un mari. Mademoiselle,après avoir refusé tant de souverains, après avoir eul’efpérance d’épouser Louis XIV, voulut faire à qua-rante-quatre ans la fortune d’un gentilhomme. Elleobtint la permission d’épouser Péguilin, du nom de