122 Mort de Mademoiselle.
la cour, malheureuse chez elle , ordinaire effet despassions , elle mourut en 1693. {pp)
Pour le comte de Lauzun , il passa en Angleterreen 1688. Toujours destiné aux aventures extraor-dinaires, il conduisit en France la reine épouse deJacques II 8c son fils au berceau. II fut fait duc.II commanda en Irlande avec peu de succès,8c revint avec plus de réputation attachée à sesaventures que de considération personnelle. Nousl avons vu mourir fort âgé 8c oublié, comme il arriveà tous ceux qui n’ont eu que de grands événemensfans avoir fait de grandes choses.
Cependant M me de Monlespan était toute-puissantedès le commencement des intrigues dont on vientde parler.
Athenàis de Mortemar , femme du marquis deMontejpan , fa sœur aînée la marquise de Thiange ,
(pp) On a imprimé à la fin de ses mémoires une histoire des amoursde Mademoiselle 8: de M. de Lauzun . C'est Pouvrage de quelque valct-de-chambre. Ony a joint des vers dignes de Phistoire 8: de toutes les ineptiesqu’on était en poíTesiìon d'imprimer en Hollande.
On doit mettre au même rang la plupart des contes qui fe trouventdans les mémoires de madame de Maìnécnon , faits par le nommé laBeaumelle ; il y est dit qu'en 1681 un des ministres du duc de Lorrainevint déguisé en mendiant se présenter dans une église à Mademoiselle , luimontra une paire d’heures fur lesquelles il était écrit : De la part du,duc de Lorraine : 8c qu’ensuile il négocia avec elle pour l’engager à déclarerle duc son héritier. Tom. II, pag. 204. Cette fable est prise de Paven-ture vraie ou fausse de la reine Clotildc. Mademoiselle n’en parle pointdans ses mémoires , où elle n’omet pas les petits faits. Le duc de Lorrainen’avait aucun droit à la succession de Mademoiselle ; de plus elle avait faiten 1679 âuc du Maine 8c le comte de Toulouse ses héritiers.
L’auteur de ces misérables mémoires dit, page 207, que le duc de Lauzunà son retour ne vit dans Mademoiselle qu’uní fille brûlante d 1 un amour impur :elle était fa femme , 8c il Pavoue. 11 est difficile d’ècrìre plus d’imposturesdans un style plus indécent.