Mademoiselle.
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qu’à lire attentivement les mémoires de Mademoiselle.Ces mémoires apprennent ce qu’elle ne dit pas. Onvoit que cette même princesse, qui s’était plainte fiamèrement au roi de la rupture de son mariage,n’osa se plaindre de la prison de son mari. Elle avouequ’on la croyait mariée ; elle ne dit point qu elle neFêtait pas : 8c quand il n’y aurait que ces paroles :Je ne puis ni ne dois changer pour lui , elles seraientdécisives.
Lauzun 8c Fouquet furent étonnés de se rencontrerdans la même prison ; mais Fouquet surtout, quidans fa gloire 8c dans fa puissance avait vu de loinPcguilin dans la foule comme un gentilhomme deprovince fans fortune, le crut fou, quand celui-cilui conta qu’il avait été le favori du roi, 8c qu’il avaiteu la permission d’épouser la petite-fille de Henri IVavec tous les biens 8c les titres de la maison deMontpenfier.
Après avoir langui dix ans en prison , il en sortitenfin ; mais ce ne fut qu’après que M rae de Montejpaneut engagé Mademoiselle à donner la souverainetéde Dombes 8c le comté d’Eu au duc du Maineencore enfant, qui les posséda après la mort de cetteprincesse. Elle ne fit cette donation que dans F es-pérance que M. de Lauzun serait reconnu pour sonépoux ; elle se trompa : le roi lui permit seulementde donner à ce mari secret 8c infortuné les terresde St Fargeau 8c de Thiers , avec d’autres revenusconsidérables que Lauzun ne trouva pas suffisans.Elle fut réduite à être secrètement sa femme, Sc an’en être pas bien traitée en public. Malheureuse à