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Tome vingt-unieme.
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iZo Chambre ardente.

père de la marquise , fut aflcz sévère 8c assez impru-dent pour solliciter une lettre de cacliet , 8c pourfaire envoyer à la bastille le capitaine, qu’il ne fallaitenvoyer qu’à son régiment. Sainte-Croix fut mis mal-heureusement dans la chambre où était Exili. Cetitalien lui apprit à se venger : on en sait les suitesqui font frémir. La marquise n’attenta point à la vie" de son mari, qui avait eu de l’indulgence pour unamour dont lui-même était la cause ; mais la fureurde la vengeance la porta à empoisonner son père , sesdeux frères 8c fa sœur. Au milieu de tant de crimes,elle avait de la religion : elle allait souvent à confesse ;8c même lorsqu’on l’arrêta dans Liège , on trouvaune confession générale écrite de fa main, qui servitnon pas de preuve contr’elle, mais de présomption.II est faux qu’elle eût essayé ses poisons dans leshôpitaux , comme le disait le peuple, 8c comme il estécrit dans les Causes célèbres, ouvrage d’un avocat fanscause , 8c fait pour le peuple : mais il est vrai qu’elleeut, ainsi que Sainle-Croix , des liaisons secrètes avecdes personnes accusées depuis des mêmes crimes. Ellefut brûlée en 1676 , après avoir eu la tête tranchée.Mais depuis 1670 c\u Exili avait commencé à fairedes poisons , j ufqu’en 1680 , ce crime infecta Paris.On ne peut dissimuler que Penautier , le receveur-général du clergé , ami de cette femme , fut accuséquelque temps après d’avoir mis ces secrets en usage,8; qu’il lui en coûta la moitié de son bien pour sup-primer les accusations.

Prétendus La Voisin, la Vigoureux, un prêtre nommé le Sage,sortilèges, (Pautres, trafiquèrent des secrets d'Exili, fous pré-texte d’amuíer les âmes curieuses 8c faibles par des