i3S Intrigues de cour.
parens de ces dames , ce qui augmentait la société8c répandait plus d’opulence.
La princesse de Bavière , épouse de Monseigneur ,ajouta dans les commencemens de l’éclat 8c de lavivacité à cette cour. La marquise de Montespanattirait toujours l’attention principale : mais enfinelle cessait de plaire ; 8c les emportemens altiers defa douleur ne ramenaient pas un cœur qui s’éloignait.Cependant elle tenait toujours à la cour par unegrande charge, étant surintendante de la maison dela reine ; Sc au roi, par ses enfans , par l’habitudeSc par son ascendant.
Troissemmes On lyi conservait tout l’extérieur de la confidé-cœi'udeLoalí rat ' on ^ l’ am ffié, qui ne la consolait pas ; 8c leXIV. roi, affligé de lui causer des chagrins violens , 8centraîné par d’autres goûts, trouvait déjà dans laconversation de M me de Maìnltnon une douceurqu’il ne goûtait plus auprès de son ancienne maî-tresse. II se sentait à la fois partagé entre M mc deMontejpan qu’il ne pouvait quitter, M lle de Fontangequ’il aimait, 8c M me de Maintenon de qui l’entretien1 devenait nécessaire à son ame tourmentée. Ces
trois rivales de faveur tenaient toute la cour ensuspens. II paraît assez honorable pour Louis XIVqu’aucune de ces intrigues n’influât fur les affairesgénérales, 8c que l'amour, qui troublait la cour,n’ait jamais mis le moindre trouble dans le gouver-nement. Rien ne prouve mieux, ce me semble,que Louis XIV avait une ame aussi grande quesensible.
Je croirais même que ces intrigues de cour ,étrangères à l’Etat, ne devraient point entrer dans