Dernièresannées dexnadame dehlonlrspan.
Mort dugrand Condt'*
142 Mort de C o n d é.
avec Monseigneur. Sa rivale, madame de Mainlcnon,cn tenait une autre avec le duc du Maine. Les deuxnouveaux mariés avaient chacun la leur ; M. le Ducavec madame de Thiange ; 8c madame la Duchesse , àqui la bienséance ne permettait pas d’en tenir uneavec un homme à cause de sa grande jeunesse, étaitavec la duchesse de Chevreuse. Les dames 8c les hommesnommés du voyage tiraient au fort les bijoux dontces boutiques étaient garnies. Ainsi le roi fit des pré-sens à toute la cour d’une manière digne d’un roi. Laloterie du cardinal Mazarin fut moins ingénieuse 8cmoins brillante. Ces loteries avaient été mises enusage autrefois par les empereurs romains ; maisaucun d’eux n’en releva la magnificence par tant degalanterie.
Après le mariage de fa fille, madame de Montespanne reparut plus à la cour. Elle vécut à Paris avecbeaucoup de dignité. Elie avait un grand revenu, maisviager ; 8c le roi lui fit payer toujours une pensionde mille louis d’or par mois. ( ) Elle allait prendre
tous les ans les eaux à Bourbon , 8c y mariait desfilles du voisinage qu’elle dotait. Elle n’était plus danslage où 1 imagination frappée par de vives impressionsenvoie aux carmélites. Elle mourut à Bourbon en1 7 ° 7 -
Un an après le mariage de mademoiselle de jVaníesavec M. le Duc , mourut à Eontainebleau le prince deCondé à lage de soixante-six ans, d’une maladie quiempira par l’efFort qu’il fit daller voir madame laDuchesse qui avait la petite vérole. On peut juger parcet empressement qui lui coûta la vie s’il avait eu de
í * ) Environ vingt mille de nos livres.