M ME de Maintenon. 143
la répugnance au mariage de son petit-fils avec cettefille du roi 8c de madame de Montefpan , comme sontécrit tous ces gazetiers de mensonges dont la Hol-lande était alors infectée. On trouve encore dansune histoire du prince de Condé , sortie de ces mêmesbureaux d’ignorance 8c d'imposture , que le roi scplaisait en toute occasion à mortifier ce prince , 8cqu’au mariage de la princesse âcConti , fille de madamede la Vallière, le secrétaire d’Etat lui refusa le titre dehaut <b paissant seigneur, comme si ce titre était celuiqu’on donne aux princes du sang. L’écrivain qui acomposé shistoire de Louis XIV dans Avignon , enpartie fur ces malheureux mémoires , pouvait-il assezignorer le monde 8c les usages de notre cour, pourrapporter des faussetés pareilles ?
Cependant après le mariage de madame la Duchejfe,après l'éclipse totale de la mère, madame de Main-tenon victorieuse prit un tel ascendant, 8c inspira àLouis XIV tant de tendresse 8c de scrupules que leroi , par le conseil du père la Chaise, sepousa secré- Mariage de
tement au mois de janvier 1686, dans une petite LouiS XIV.... 1 avecmadame
chapelle qui etait au bout de l’appartement occupé deM-uà«,.depuis par le duc de Bourgogne. II n’y eut aucuncontrat , aucune stipulation. L’archevêque de Paris,
Harlay de Chanvalon , leur donna la bénédiction ; leconfesseur y assista ; Montclievreuil (jy)Sc Bontems
[yy] Et non pas le chevalier de Fourbin , comme le disent les mémoiresde Choisi. On ne prend pour considéra d’un tel secret que des domestiquesaffidés, 8c des hommes attachés par leur service à la personne du roi. 11 n’yeut point d'acte de célébration : on n’en fait que pour constater un état ;
8: il ne s’agissait ici que de ce qu’on appeilc un mariage de conscience.
Comment peut-on rapporter qu'après la mort de Tarchevéque de Paris,
Harlay , en 1695, près de dix ans après le mariage ,/<s laquais trouvèrent