M MÏ de Maintenon. 147
ïordonne ; voilà mort dernier mot. M me de Montejpann’avaitdeux enfans qu’en 1672 , le duc du Maine& le comte de Vexin. Les dates des lettres deM me de Maintenon de 1670, dans lesquelles elleparle de ces deux enfans , dont l’un n’était pasencore né, font donc évidemment fausses. Presquetoutes les dates de ces lettres imprimées font erronées.Cette infidélité pourrait donner de violens soupçonsfur l’authenticité de ces lettres , si d’ailleurs on n’yreconnaissait pas un caractère de naturel & de véritéqu'il est presque impossible de contrefaire.
II n’est pas fort important de savoir en quelleannée cette dame fut chargée du soin des enfansnaturels de Louis XIV; mais l’attention à ces petitesvérités fait voir avec quel scrupule on a écrit lesfaits principaux de cette histoire.
Leduc du Maine était né avec un pied difforme.Le premier médecin d 'Aquin, qui était dans la con-fidence, jugea qu'il fallait envoyer Pensant aux eauxde Barège. On chercha une personne de confiance ,qui pût se charger de ce dépôt, (a) Le roi se souvintde M rae Scarron. M. de Louvois alla secrètement àParis lui proposer ce voyage. Elle eut soin depuisce temps-là de f éducation du duc du Maine, nomméeà cet emploi par le roi, 8c non point par M me deMontejpan , comme on l’a dit. Elle écrivait au roidirectement ; ses lettres plurent beaucoup. Voilàl’origine de fa fortune : son mérite fit tout le reste.
Le roi, qui ne pouvait d’abord s’accoutumer à
( a ) L’auteur da roman des mémoires de madame de Maintenon lui faitdire , à la vue du château Trompette : Voilà oifai été élevée , Sec. Cela estévidemment faux ; elle avait été élevée à Niort.
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