Anecdotes.
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CHAPITRE XXVIII
Suite des anecdotes.
Li 0 vis XIV dévorait sa douleur en public; il selaissa voir à l’ordinaire ; mais en secret les ressenti-mens de tant de malheurs le pénétraient 8c lui don-naient des convulsions. II éprouvait toutes cespertes domestiques à la fuite d une guerre malheu-reuse , avant qu’il fût assuré de la paix, 8c dans untemps où la misère désolait le royaume. On ne levit pas succomber un moment à ses afflictions.
Le reste de fa vie fut triste. Le dérangement des Le jésuite u
r- , -, ... > , Tcllier flétrit
nuances, auquel u ne put remedier, aliéna les cœurs. j a fj n ceSa confiance entière pour le jésuite le Tellier , homme rè S ne *trop violent, acheva de les révolter. C’est une chosetrès-remarquable que le public, qui lui pardonna toutesses maîtresses , ne lui pardonna pas son confesseur.
II perdit les trois dernières années de fa vie, dansl'esprit de la plupart de ses sujets , tout ce qu’il avaitfait de grand 8c de mémorable.
Privé de presque tous ses enfans , fa tendresse, quiredoublait pour le duc du Maine 8c pour le comtede Toulouse ses fils légitimés, le porta à les déclarerhéritiers de la couronne, eux 8c leurs descendans , audéfaut des princes du sang, par un édit qui fut enre-gistré sans aucune remontrance en 1714. II tempéraitainsi, parla loi naturelle, la sévérité des lois de con-vention, qui privent les enfans nés hors du mariagede tous droits à la succession paternelle. Les roisdispensent de cette loi. II crut pouvoir faire pour son
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