Dernière ma-ladie du roi.
164 Mort de Louis XIV.
sang ce qu’il avait fait en faveur de plusieurs de sessujets. II crut surtout pouvoir établir pour deux deses enfans ce qu’il avait fait palier au parlement fansopposition pour les princes de la maison de Lorraine.II égala ensuite le rang de ses bâtards à celui desprinces du sang en 1715. Le procès que les princesdu sang intentèrent depuis aux princes légitimés estconnu. Ceux-ci ont conservé pour leurs personnes 8cpour leurs enfans les honneurs donnés par Louis XIV.Ce qui regarde leur postérité dépendra du temps, dumérite 8c de la fortune.
Louis XIV fut attaqué vers le milieu du moisd'août 1715, au retour de Marli, de la maladie quitermina ses jours. Ses jambes s’enílèrent ; la gangrènecommença à se manifester. Le comte de Stair ambas-sadeur d’Angleterre paria, selon le génie de sa nation ,que le roi ne passerait pas le mois de septembre. Le ducd’Orléans , qui au voyage de Marli avait été absolu-ment seul, eut alors toute la cour auprès de fa per-sonne. Un empirique , dans les derniers jours de lamaladie du roi, lui donna un élixir qui ranima sesforces. 11 mangea, 8c l’empirique assura qu’il guérirait.La foule qui entourait le duc d’Orléans diminuadans le moment, j s Si le roi mange une seconde fois,,,ditle duc d’Orléans, nousn’aurons plus personne.,,Mais la maladie était mortelle. Les mesures étaientprises pour donner la régence absolue au duc d Or-léans. Le roi ne la lui avait laissée que très-limitéepar son testament déposé au parlement, ou plutôtil ne savait établi que chef d’un conseil de régence ,dans lequel il n aurait eu que la voix prépondérante.Cependant il lui dit : Je vous ai conjervê tous les droits