ì66 Mort de Louis XIV.
dauphin.
sur son lit entre ses bras : ces paroles ne font pointtelles qu’elles font rapportées dans toutes les histoires.Les voici fidellement copiées :
_ , ,» Vous allez être bientôt roi d’un çrrand royaume.
v/es dernieres _ o >
paroles lu»? Ce que je vous recommande plus fortement est
,1 de n’oublier jamais les obligations que vous avez àss Dieu. Souvenez-vous que vous lui devez tout ce55 que vous êtes. Tâchez de conserver la paix avec55 vos voisins. J’ai trop aimé la guerre ; ne m’imitez55 pas en cela, non plus que dans les trop grandes55 dépenses que j’ai faites. Prenez conseil en toutes55 choses , 8c cherchez à connaître le meilleur pour le55 suivre toujours. Soulagez vos peuples le plutôt55 que vous le pourrez , 8 c faites ce que j’ai eu le55 malheur de ne pouvoir faire moi-même , 8cc.
Ce discours est très-éloigné de la petitesse d’espritqu’on lui impute dans quelques mémoires.
On lui a reproché d’avoir porté fur lui des reliquesles dernières années de fa vie. Ses fentimens étaientgrands, mais son confesseur, qui ne l’était pas, lavaitassujetti à ces pratiques peu convenables, 8 c aujour-d’hui défusitées, pour l’assujettir plus pleinement àses insinuations. Et Tailleurs ces reliques, qu’il avaitla faiblesse de porter , lui avaient été données parM me de Maintenon.
Quoique la vie 8 c la mort de Louis XIV eussentété glorieuses, il ne fut pas aussi regretté qu’il leméritait. L’amour de la nouveauté, T approche d’untemps de minorité, où chacun fe figurait une fortune,la querelle de la Constitution qui aigrissait les esprits ;tout sit recevoir la nouvelle de fa mort avec unsentiment qui allait plus loin que l’indifférence.
Moins re-gretté qu’ildevait l’ètre.