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Tome vingt-unieme.
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Finances.

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la circulation, & ce qui n’est convenable qu’à unenation qui paye son luxe à l’étranger.

II fut ordonné que tous les meubles d’argent Meublamassif, qu’on voyait alors en assez grand nombre ^ gem pros 'chez les grands seigneurs , & qui étaient une preuvede l’abondance, seraient portés à la monnaie. Leroi donna l’exemple : il se priva de toutes ces tablesd’argent, de ces candélabres , de ces grands canapésd’argent massif, 8c de tous ces autres meubles quiétaient des chefs-d’œuvre de ciselure des mains deBallin homme unique en son genre, Sc tous exécutésfur les dessins de le Brun. Ils avaient coûté dixmillions ; on en retira trois. Les meubles d’argentorfévri des particuliers produisirent trois autresmillions. La ressource était faible.

On fit ensuite une de ces énormes fautes dont Refontesle ministère ne s’est corrigé que dans nos dernierstemps ; ce fut d’altérer les monnaies, de faire desrefontes inégales, de donner aux écus une valeurnon proportionnée à celle des quarts : il arriva que,les quarts étant plus forts 8e les écus plus faibles,tous les quarts furent portés dans le pays étranger ;ils y furent frappés en écus, fur lesquels il y avaità gagner en les reversant en France. II faut qu’unpays soit bien bon par lui-même, pour subsisterencore avec force après avoir essuyé si souvent depareilles secousses. On n’était pas encore instruit :la finance était alors, comme la physique, une sciencede vaines conjectures. Les traitans étaient des char-latans qui trompaient le ministère ; il en coûta quatre- .vingts millions à l’Etat. II faut vingt ans de peinespour réparer de pareilles brèches.

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