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Tome vingt-unieme.
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Le Pelletiercontrôleur-gênêral.

228 C O L B E R T.

comminatoire, qui ne sut jamais imprimé , effrayerla cupidité des gens d’affaires. Mais bientôt après ilfut obligé de se servir d’eux , sans même révoquerl’arrêt : le roi pressait, Se il fallait des moyens prompts.

Cette invention , apportée d’italie en France parCatherine de Médicis , avait tellement corrompu legouvernement, par la facilité funeste qu’elle donne,qu’après avoir été supprimée, dans les belles annéesde Henri 1 V , elle reparut dans tout le règne deLouis XIII, 8c infecta surtout les derniers temps deLouis XIV.

Enfin Sulli enrichit l’Etat par une économie sageque secondait un roi ausiì parcimonieux que vail-lant, un roi soldat à la tête de son armée, Sc pèrede famille avec son peuple. Colbert soutint l’Etat ,malgré le luxe d’un maître fastueux, qui prodiguaittout pour rendre son règne éclatant.

On sait qu’après la mort de Colbert , lorsque leroi se proposa de mettre le Pelletier à la tête desfinances , le Lcllier lui dit : Sire , il nejl pas propre àcet emploi. Pourquoi , dit le roi ? II ria pas l'aine ajsei dure,dit le Tellier. Mais vraiment , reprit le roi ,je ne veuxpasqu'on traite durement mon peuple. En effet ce nouveauministre était bon 8c juste; mais lorsqu’en 1688 onfut replongé dans la guerre, 8c qu’il fallut se sou-tenir contre la ligue d’Augsbourg , c’est-à-direcontre presque toute l’Europe, il se vit chargé d’unfardeau que Colbert avait trouvé trop lourd : le facile8c malheureux expédient d’emprunter Sc de créerdes rentes fut fa première ressource. Ensuite onvoulut diminuer le luxe ; ce qui, dans un royaumerempli de manufactures, est diminuer l’industrie Sc