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Tome vingt-unieme.
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284 Savans Anglais.

avait fait à vingt-quatre ans. C’est ce qui a fait dire àun grand philosophe , au savant Halley , qu’z 7 nejlpas permis à un mortel £ atteindre de plus près à ladivinité.

Une foule de bons géomètres, de bons physiciens,fut éclairée par ses découvertes, Sc animee par lui.Bradley trouva enfin l'aberration de la lumière desétoiles fixes , placées au moins à douze millions demillions de lieues loin de notre petit globe.

Ce mêm t Halley que je viens de citer eut, quoiquesimple astronome, le commandement d’un vaisseaudu roi en 1698. C’est fur ce vaisseau qu’il déterminala position des étoiles du pôle antarctique, Sc qu’ilmarqua toutes les variations de laboussole dans toutesles parties du globe connu. Le voyage des Argonautesn’était en comparaison que le passage d’une barqued’un bord de rivière à l’autre. A peine a-1-on parlédans l’Europe du voyage de Halley.

Cette indifférence que nous avons pour les grandeschoses devenues trop familières, Sc cette admirationdes anciens Grecs pour les petites , est encore unepreuve de la prodigieuse supériorité de notre sièclefuries anciens. Boileau en France , le chevalier Templeen Angleterre, s’obstinaient à ne pas reconnaître cettesupériorité : ils voulaient dépriser leur siècle pour semettre eux-mêmes au-dessus de lui. Cette disputeentre les anciens Sc les modernes est enfin décidée ,du moins en philosophie. II n’y a pas un ancienphilosophe qui serve aujourd’hui à l’instruction de lajeunesse chez les nations éclairées.

Locke bien Locke seul ferait un grand exemple de cet avantage

au-dessus de r . , ri , , a ji

nom. que notre siecle a eu íur les plus beaux âges de la