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Tome vingt-unieme.
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Beaux arts. 285

Grcce. Depuis Platon jusquà lui, il n’y a rien : per-sonne dans cet intervalle n’a développé les opérationsde notre aine: 8c un homme qui saurait tout Platon ,8c quinesaurait que Platon , saurait peu 8c saurait mal.

C’était à la vérité un grec éloquent ; son apologiede Socrate est un service rendu aux sages de toutes lesnations ; il est juste de le respecter, puisqu’il a rendufi respectable la vertu malheureuse, 8c les persécuteurssi odieux. On crut long temps que fa belle morale nepouvait être accompagnée d une mauvaise métaphy-sique ; on en fit presque un père de l’Eglise, à causede son Ternaire que personne n’a jamais compris.Mais que penserait-on aujourd’hui d’un philosophequi nous dirait qu’une matière est l'autre, que lemonde est une figure de douze pentagones , que lefeu qui est une pyramide est lié à la terre par desnombres ? Serait-on bien reçu à prouver l’immortalité8c les métempsycoses de l’ame, en disant que le som-meil naît de la veille , la veille du sommeil, le vivantdu mort, 8c le mort du vivant ? Ce sont-là les raison-nemens qu’on a admirés pendant tant de siècles ; 8cdes idées plus extravagantes encore ont été employéesdepuis à l’éducation des hommes.

Locke seul a développé ïentendement humain dansun livre où il n’y a que des vérités ; 8c ce qui rendl’ouvrage parfait, toutes ces vérités font claires.

Si l’on veut achever de voir en quoi ce dernier siéclel’emporte fur tous les autres , on peut jeter les yeuxfur l’Allemagne 8c fur le Nord. Un Hevelius à Dantzickest le premier astronome qui ait bien connu la planètede la lune ; aucun homme avant lui n’avait mieuxexaminé le ciel. Parmi les grands-hommes que cet âge

Hevtlms.