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Tome vingt-unieme.
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Libertés. 297

de la cour de Rome : de sorte que les évêques ontregardé les parlemens comme leurs adversaires 8ccomme leurs défenseurs ; 8c le gouvernement eutfoin que, malgré les querelles de religion, les bornesaisées à franchir ne fussent passées de part ni d’autre.11 en est de la puissance des corps & des compagniescomme des intérêts des villes commerçantes ; c’estau législateur à les balancer.

Des libertés de lEglise gallicane.

Ce mot de libertés suppose l’assujettissement. Deslibertés , des privilèges font des exemptions de laservitude générale. II fallait dire les droits, 8c nonles libertés de l’Eglife gallicane. Ces droits font ceuxde toutes les anciennes Eglises. Les évêques de Romen’ont jamais eu la moindre j urifdiction furies sociétéschrétiennes de fempire d’Orient : mais dans les ruinesde l’empire d’Occident tout fut envahi par eux.L’Eglife de France fut long-temps la feule qui disputacontre le siège de Rome les anciens droits que chaqueévêque s’était donnés, lorfqu’après le premier conciledeNicée, l’administration ecclésiastique 8cpurementspirituelle se modéla sur le gouvernement civil, 8c quechaque évêque eut son diocèse, comme chaquedistrictimpérial avait le sien. Certainement aucun évangilen'a dit qu’un évêque de la ville de Rome pourraitenvoyer en France des légats à latere , avec pouvoirde juger , réformer , dispenser ò lever de l'argent fur lespeuples :

D’ordonner aux prélats français de venir plaider àRome :

D’imposer des taxes fur les bénéfices du royaume,