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Tome vingt-unieme.
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2 96 Clergé.

esprit prévalut au point que la cour subjugée sutobligée de faire mettre en prison l’imprimeur quiavait publié s arrêt du parlement sous le titre deloi fondamentale. C’était, disait-on , pour le bien dela paix ; mais c'était punir ceux qui fournissaientdes armes défensives à la couronne. De telles scènesne se passaient point à Vienne ; c’est qu’alors la Francecraignait Rome , 8c que Rome craignait la maisond’Autriche. (*)

La cause qui succomba était tellement la causede tous les rois que Jacques I roi d’Angleterreécrivit contre le cardinal du Perron ; & c’est lemeilleur ouvrage de ce monarque. C’était auffi lacause des peuples , dont le repos exige que leurssouverains ne dépendent pas d’une puissance étran-gère. Peu à peu la raison a prévalu ; 8c Louis XIVn'eut pas de peine à faire écouter cette raison, sou-tenue du poids de fa puissance.

Conduite Antonio Pérès avait recommandé trois choses àk'ckrg Henri IV, Roma , Confejo , Pielago. Louis XIV cut les

deux dernières avec tant de supériorité qu’il n’eutpas besoin de la première. II fut attentif à conserverl’usage de l’appel comme d’abus au parlement desordonnances ecclésiastiques , dans tous les cas oùces ordonnances intéressent la jurisdiction royale.Le clergé s’en plaignit souvent, 8c s’en loua quelque-fois ; car si d’un côté ces appels soutiennent les droitsde l’Etat contre l’autorité épiscopale, elles assurentde l’autre cette autorité même, en maintenant lesprivilèges de l’Eglise gallicane contre les prétentions

( * ) Voyez le chapitre de Louis XIII dans VEjfcâ fur C esprit b lesmaurs des nations .