300 Eglise.
Les cardinaux de Richelieu $c Mazarin firent rendreplusieurs arrêts du conseil, par lesquels les évêques,qui se disaient exempts , étaient tenus de montrerleurs titres. Tout resta indécis juí'qu’en 1673; 8c leroi n’osait pas alors donner un seul bénéfice danspresque tous les diocèses situés au-delà de la Loire,pendant la vacance d’un siège.
Résistance Enfin en 1673 chancelier Etienne d'Aligre scella
de l’eveque un édit par lequel tous les évêchés du royaume
«te Pamieis. , r A .\ ,
etaient soumis a la régalé. Deuxeveques, qui etaientmalheureusement les deux plus vertueux hommes duroyaume, refusèrent opiniâtrément de se soumettre;c était Pavillon évêque d’Alet, 8c Caulet évêque dePamiers. Ils se défendirent d’abord par des raisonsplausibles : on leur en opposa d’austi fortes. Quanddes hommes éclairés disputent long-temps , il y agrande apparence que la question n’est pas claire ;elle était trés-obscure ; mais il était évident que ni lareligion ni le bon ordre n’étaient intéressés à empêcherun roi de faire dans deux diocèses ce qu’il lésait danstous les autres. Cependant les deux évêques furentinflexibles. Ni l’un ni l’autre n’avait fait enregistrerson serment de fidélité ; 8c le roi se croyait en droitde pourvoir aux canonicats de leurs églises. ( 42 )
( 42 ) Cette question n’était difficile que parce qu’on croyait alors devoirdécider toutes celles de ce genre d’après Eautoritè SiFusage. En ne consultantque la raison , il est évident que la puissance légistative a le pouvoir absolude régler la manière dont il sera pourvu à toutes les places, ainsi que desixer les appointerons de chacune , &. la nature de ces appointerons. Lesévêchés peuvent être élediss comme les places de maires , ou nommés par1c roi comme les intendances, selon que la loi de FEtat saura réglé ; cette loipeut être plus ou moins utile , mais elle fera toujours légitime. La loipeut de même , fans être injuste , substituer des appointerons cn argentaux terres dont on laisse la jouissance aux ecclésiastiques , supprimer même