DU CALVINISME. Z I I
recclésiastique, 8c depuis Charlmagnt les efforts réitérésdes grands fiefs contre les souverains, les évêquesélevés souvent contre les rois , les papes aux prisesavec les rois 8c les évêques.
On disputait peu dans l’Eglise latine aux premiers Origine de»siècles. Les invasions continuelles des barbares per- zié “ emettaient à peine de penser ; 8c il y avait peu dedogmes qu’on eût assez développés pour fixer lacroyance universelle. Presque tout l’Occídent rejetale culte des images au siècle de Charlemagne. Unévêque de Turin nommé Claude les proscrivit avecchaleur , 8c retint plusieurs dogmes qui font encoreaujourd’hui le fondement de la religion des protestans.
Ces opinions se perpétuèrent dans les vallées duPiémont, du Dauphiné, de la Provence , du Lan-guedoc : elles éclatèrent au douzième siècle : ellesproduisirent bientôt après la guerre des Albigeois ;
8c ayant passé ensuite dans l’univcrsité de Prague ,elles excitèrent la guerre des Huffites. Iln’y eut qu’en-viron cent ans d’intervalle entre la fin des troublesqui naquirent de la cendre de "Jean Hus 8c de Jérômede Prague , 8c ceux que la vente des indulgences fitrenaître. Les anciens dogmes embrassés par les Vau-dois , les Albigeois , les Huffites , renouvelés Scdifféremment expliqués par Luther 8c 7u'ngle , furentreçus avec avidité dans l’Allemagne , comme unprétexte pour s’emparer de tant de terres, dont lesévêques 8c les abbés s’étaient mis en possession, 8cpour résister aux empereurs , qui alors marchaientà grands pas au pouvoir despotique. Ces dogmestriomphèrent en Suède 8c en Danemarck , pays oùles peuples étaient libres fous des rois.
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