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Tome vingt-unieme.
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Z 1 2 Religion.

Les Anglais, dans qui la nature amis l’esprit d’in-dépendance, les adoptèrent , les mitigèrent, 8c encomposèrent une religion pour eux seuls. Le presbyté-rianisme établit en Ecosse, dans les temps malheureux,une espèce de république dont le pédantisme 8c ladureté étaient beaucoup plus intolérables que larigueur du climat, 8c même que la tyrannie des évê-ques qui avait excité tant de plaintes. 11 n’a cesséd’être dangereux en Ecosse que quand la raison, leslois 8c la force l’ont réprimé. La réforme pénétra enPologne, 8c fit beaucoup de progrès dans les seulesvilles où le peuple n'est point esclave. La plus grande8c la plus riche partie de la république helvétiquen’eut pas de peine à la recevoir. Elle fut fur le pointd’être établie à Venise par la même raison ; 8c elle yeût pris racine, si Venise n’eut pas été voisine deRome, 8c peut-être si le gouvernement n’eût pas craintla démocratie, à laquelle le peuple aspire naturelle-ment dans toute république , 8c qui était alors legrand but de la plupart des prédicans. Les Hollandaisne prirent cette religion que quand ils secouèrent lejoug de l’Espagne. Genève devint un Etat entièrementrépublicain, en devenant calviniste.

Ces sectes Toute la maison d'Autriche écarta ces religions debannies des f es £ ta ts autant qu’il lui sut possible. Elles n’appro-chiques. chèrent presque point de l’Espagne. Elles ont étéextirpées par le fer 8c par le feu dans les Etats du ducde Savoie , qui ont été leur berceau. Les habitans desvallées piémontaises ont éprouvé en 1655 ce que lespeuples de Mérindol 8c de Cabrière éprouvèrent enFrance fous François I. Le duc de Savoie absolu aexterminé chez lui la secte dès qu elle lui a paru