Band 
Tome vingt-unieme.
Seite
315
JPEG-Download
 

Guerres. Z iZ

aux huguenots, de leur aveu même, la justice la plusimpartiale.

Us avaient une espèce de petit parlement à Castres ,indépendant de celui de Toulouse. II y eut àGrenoble& à Bordeaux des chambres mi-parties, catholiquesSc calvinistes. Leurs Eglises s’affemblaient en synodes,comme l'Eglise gallicane. Ces privilèges Sc beaucoupd’autres incorporèrent ainsi les calvinistes au reste dela nation. C’était à la vérité attacher des ennemisensemble ; mais l’autorité , la bonté Sc l’adreffe de cegrand roi les continrent pendant fa vie.

Après la mort à jamais effrayante Sc déplorable deHenri IV , dans la faiblesse d une minorité 8c fous unecour divisée, il était bien difficile que l’esprit répu-blicain des réformés n'abusât de ses privilèges , Sc quela cour, toute faible qu’ellc était, ne voulût les res-treindre. Les huguenots avaient déjà établi en Francedes cercles , à limitation de l'Allemagne. Les députés Séditionsde ces cercles étaient souvent séditieux ; 8c il y avaitdans le parti des seigneurs pleins d’ambition. Le ducde Bouillon, Sc surtout le duc de Rohan , le chef leplus accrédité des huguenots, précipitèrent bientôtdans la révolte l’esprit remuant des prédicans, 8c lezèle aveugle des peuples. L’assemblée générale duparti osa dès 1615 présenter à la cour un cahier, parlequel, entr autres articles injurieux, elle demandaitqu’on réformât le conseil du roi. Ils prirent les armesen quelques endroits dès fan 1616 ; Sc f audace deshuguenots se joignant aux divisions de la cour , à lahaine contre les favoris, à l’inquiétude de la nation,tout fut long-temps dans le trouble. C’était des sédi-tions , des intrigues , des menaces, des prises d’armes -,