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Tome vingt-unieme.
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Reformés protégés. 31g

ministres tâchaient d’attirer quelques catholiques àleurs opinions. Le conseil du roi était occupé à rendredes arrêts pour un cimetière que les deux religions sedisputaient dans un village , pour un temple bâti furun fonds appartenant autrefois à l’Eglise, pour desécoles, pour des droits de châteaux, pour des enter-remens, pour des cloches ; 8c rarement les réformésgagnaient leurs procès. II 11 ’y eut plus , après tant dedévastations 8c de faccagemens, que ces petites épines.

Les huguenots n eurent plus de chef depuis que le ducde Rokan cessa de l'être, 8c que la maison de Bouillonn’eut plus Sédan. Ils fe firent même un mérite de .rester tranquilles au milieu des factions de la fronde8c des guerres civiles que des princes , des parlemens8c des évêques excitèrent, en prétendant servir le roicontre le cardinal Mazarin.

II ne fut presque point question de religion pendantla vie de ce ministre. 11 ne fit nulle difficulté de donnerla place de contrôleur-général des finances à un cal-viniste étranger nommé Heruart. Tous les réformésentrèrent dans les fermes, dans les fous-fermes, danstoutes les places qui en dépendent.

Colbert qui ranima l’industrie de la nation, 8c qu’on Réforméspeut regarder comme le fondateur du commerce , P r °‘ é 8 és P aremploya beaucoup d’huguenots dans les arts , dansles manufactures , dans la marine. Tous ces objetsutiles, qui les occupaient, adoucirent peu à peu danseux la fureur épidémique de la controverse ; 8c lagloire qui environna cinquante ans Louis XIV , sapuissance , son gouvernement ferme 8c vigoureux ,

Ôtèrent au parti réformé, comme à tous les ordres del’Etat, toute idée de résistance. Les fêtes magnifiques