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Tome vingt-unieme.
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320 JANSENISME.

d’une cour galante jetaient même du ridicule furiepédantisme des huguenots. A mesure que le bon goûtse perfectionnait , les pseaumes de Marot 8c de Bèzene pouvaient plus insensiblement inspirer que dudégoût. Les pseaumes qui avaient charmé la cour deFrançois II n’étaient plus faits que pour la populace»,fous Louis XIV. La laine philosophie, qui commençavers le milieu de ce siècle à percer un peu dans lemonde , devait encore dégoûter à la longue les hon-nêtes gens des disputes de controverse.

Mais en attendant que la raison se fît peu à peuécouter des hommes, l’esprit même de dispute pou-vait servir à entretenir la tranquillité de l’Etat. Carles jansénistes commençant alors à paraître avec quel-que réputation, ils partageaient les suffrages de ceuxqui se nourrissent deces subtilités : ils écrivaient contreles jésuites 8c contre les huguenots : ceux-ci répon-daient aux jansénistes 8c aux jésuites : les luthériensde la province d'Alsace écrivaient contr’eux tous.Une guerre de plume entre tant de partis, pendantque l’Etat était occupé de grandes choses , 8c que legouvernement était tout-puissant, ne pouvait deveniren peu d’annécs qu’une occupation de gens oisifs,qui dégénère tôt ou tard en indifférence.

Lotus xiv Louis XIV était animé contre les réformés , parexcite contre i es remontrances continuelles de son clergé , par lesinsinuations des jésuites , par la cour de Rome , 8cenfin par le chancelier le Tellier 8c Louvois son fils ,tous deux ennemis de Colbert, 8c qui voulaient per-dre les réformés comme rebelles, parce que Colbertles protégeait comme, des sujets utiles. Louis XIV,nullement instruit d’ailleurs du fond de leur doctrine,

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