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Tome vingt-unieme.
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PERSECUTION DES PROTESTANS. Z2g

savait pas qu’il signait un des grands malheurs de laFrance. (U)

Louvois son fils se trompait encore, en croyantqu’il suffirait d’un ordre de sa main pour gardertoutes les frontières & toutes les côtes, contre ceuxqui se lésaient un devoir de la fuite. L’induíìrie kcuxln, -r-occupee a tromper la loi est toujours plus torte que sactutestrans-l’autorité. II suffisait de quelques gardes gagnés , P° necs -pour favoriser la foule des réfugiés. Près de cinquantemille familles en trois ans de temps sortirent duroyaume, 8c surent après suivies par d’autres. Ellesallèrent porter chez les étrangers les arts, les manu-factures , la richesse. Presque tout le nord de s Alle-magne , pays encore agreste 8c dénué d’industrie ,reçut une nouvelle face de ces multitudes transplan-tées. Elles peuplèrent des villes entières. Les étoffes,les galons , les chapeaux , les bas , qu’on achetaitauparavant de la France, furent fabriqués par eux.

Un faubourg entier de Londres fut peuplé d’ouvriersfrançais en foie ; d’autres y portèrent fart de donnerla perfection aux cristaux , qui fut alors perdu enFrance. On trouve encore très-communément dansl’Allemagne for que les réfugiés y répandirent. ( mm )

(U) Si vous lisez Toraison funèbre de le sellier par Bojfuet , cechancelier est. un juste, 8c un grand-homme. Si vous lisez les annales del’abbé de S t Pierre , c’est un lâche & dangereux courtisan, un calomniateuradroit, dont le comte de Gramont disait ,en le voyant sortir d’un entretienparticulier avec le roi : ,, Je crois voir une fouine qui vient d’égorger des,, poulets, en se léchant le museau plein de leur sang. ,,

( mm ) Le comte tPAvaux^ dans ses lettres , dit qu’on lui rapporta qu’àLondres on frappa soixante mille guinées de l’or que les réfugiés y avaientfait paster : on lui avait fait un rapport trop exagéré.