3 JESUITES.
dans cette dispute , des secours que Dieu donne à lavolonté faible des hommes. Paul V finit par ordonneraux deux partis de vivre en paix.
, Pendant que les jésuites établissaient leur science
moyenne & leur congruisme , Cornélius JanJénius ,évêque d’Ypres , renouvelait quelques idées de Baïus,dans un gros livre fur S‘ Augustin, qui ne fut impriméqu’après fa mort ; de forte qu’il devint chef de secte ,fans jamais s’en douter. Presque personne ne lut celivre qui a causé tant de troubles ; mais du Verger deHaurane, abbé de S c Cyran, ami de JanJénius , hommeaussi ardent qu’écrivain diffus Sc obscur, vint à Paris,8c persuada de jeunes docteurs 8c quelques vieillesfemmes. Les jésuites demandèrent à Rome la condam-j (xnfènius nation du livre de JanJénius comme une fuite de celleitóuj° mme à Baïus, Sc l’obtinrent en 164] : mais à Paris lafaculté de théologie , 8c tout ce qui fe mêlait de rai-sonner , fut partagé. II ne paraît pas qu’il y ait beaucoupà gagner à penser avec JanJénius que Dieu commandedes choses impossibles ; cela n’est ni philosophique niconsolant : mais le plaisir secret d’être d’un parti, lahaine que s’attiraient les jésuites , l’envie de fe distin-guer 8c finquiétude d’esprit formèrent une secte.
La faculté condamna cinq propositions d e. JanJéniusà la pluralité des voix. Ces cinq propositions étaientextraites du livre très-fidellement, quant au sens ,mais non pas quant aux propres paroles. Soixantedocteurs appelèrent au parlement comme'd’abus ;8c la chambre des vacations ordonna que les partiescomparaîtraient.
Les parties ne comparurent point : mais d’un