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Tome vingt-unieme.
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35 0 JANSENISME.

propositions , les évêques le furent aussi. Quatre-vingt-huit évêques de France écrivirent en corps àInnocent X pour le prier de décider , 8c onze autresécrivirent pour le prier de n’en rien faire. InnocentX jugea; il condamna chacune des cinq proposi-tions à part , mais toujours fans citer les pagesdont elles étaient tirées , ni ce qui les précédait 8cce qui les suivait.

Les cinq Cette omilsion, qu’on n’aurait pas faite dans unepropositions affaire civile au moindre des tribunaux, fut faite 8cquecinqcents par la forbonne , 8c par les jansénistes , 8c par lesautres. jésuites , 8c par le souverain pontife. Le fond descinq propositions condamnées est évidemment dansJanjénius. II n’y a qu’à ouvrir le troisième tome àla page 138, édition de Paris 1641 , on y lira motà mot : ,, Tout cela démontre pleinement 8c évi-,, demment qu’il n’est rien de plus certain 8c de,, plus fondamental dans la doctrine de S 1 Augujlin ,5J qu’il y a certains commandemens impossibles, non-55 seulement auxinfidelles, aux aveugles , aux endur-55 cis ; mais aux fidelles 8c aux justes , malgré leurs55 volontés 8c leurs efforts , selon les forces qu’ils55 ont ; 8c que la grâce, qui peut rendre ces com-55 mandemens possibles , leur manque. On peutaussi lire à la page 165 , 55 que Jesus-Christ n’est55 pas , selon S 1 Augitjlin , mort pour tous les55 hommes. 55

Le cardinal Mazarin fit recevoir unanimement labulle du pape par l’affemblée du clergé. II était bienalors .avec le pape ; il n’aimait pas les jansénistes, 8cil haïssait avec raison les factions.

La paix semblait rendue à l’Eglise de France : mais