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Note au Ministre des Relations Extérieures, à Paris .
Downing-Street , 4 Janvier, 1800.
La Roi a donné des preuves fréquentes de son désir sincèrepour le rétablissement d’une tranquillité sûre et permanente enEurope . Il n’est, ni n’a été engagé dans aucune contestationpour une vaine et fausse gloire. Il n’a eu d’autres vues que cel-les de maintenir, contre toute aggression, les droits et le bonheurdesessujets. C’est pour ces objets que, jusqu’ici, il a lutté con-tre une attaque non-provoquée ; c’est pour les mêmes objets qu’ilest forcé de lutter encore; et il ne sauroit espérer, dans lemoment actuel, qu’il pût écarter cette nécessité, en négociantavec ceux qu’une révolution nouvelle a si récemment investis dupouvoir en France . En effet, il ne peut résulter d’une telle négo-ciation aucun avantage réel, pour ce grand objet si désirabled’une paix générale, jusqu’à ce qu’il paroisse distinctement qu’ellesont cessé d’agir, ces causes qui, originairement, ont produitla guerre, qui en ont depuis prolongé la durée, et qui, plus d’unefois, en out renonvellé les effets.
Ce même système, dont la France accuse à juste titre l’influ-ence dominante, comme la cause de ses malheurs présens, estaussi celui qui a enveloppé le reste de l’Europe dans une guerrelongue et destructive, et d’une nature inconnue, depuis bien des an-nées, aux usages des nations civilisées. C’est pour étendre ce sys-tème, et exterminer tous les gouvernemens établis, que, d’annéeen année, les ressources de la France ont été prodiguées et épui-sées au mjlieu même d’une détresse sans exemple.
A cet esprit de destruction qui ne savait rien distinguer, on asacrifié les Pays-Bas, les Provinces-Unies et les Cantons Suisses ,ces anciens amis et alliés de sa majesté.
L’Allemagne a été ravagée; l’Italie , maintenant arrachée à sesenvahisseurs, a été le théâtre de rapine et d’anarchie sans bornes.Sa Majesté s’est vue elle-même dans la nécessité de soutenir unelutte difficile et onéreuse, pour garantir l’indépendance et l’exis-tence de ses royaumes.
Et ces calamités ne se sont pas bornées à l’Europe seule ; elles$e sont étendues aux parties les plus reculées du inonde, et mêmejusqu’à des pays si éloignés de la contestation présente, tant parleur situation que pas leurs intérêts, que l’existence même de laguerre était peut-être inconnue à ceux qui se sont trouvés subite-ment enveloppés dans toutes ces horreurs. ^
Tant que dominera un système pareil, et que le sang et les isors d’une nation populeuse et puissante peuvent être prodiguéspour soutenir ce système, l’expérience a démontré qu’on ne pou-vait s’en garantir efficacement d’aucune autre maniéré que par deshostilités ouvertes et fermes. Les traités les plus solennels n’ontfait que préparer la voie à de nouvelles aggressions. C est uni-quement à une résistance déterminée que l’on doit aujourd’hui la