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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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professeur de langue Française , au séminaire de St. Sulpice, tientles propos les plus inquiétans, ne fréquente que des enragés, et queBaron et lui le sont de la boune trempé.

Que dans le quartier on les soupçonne vivement de méditer dessinistres projets. Babin est sans état, sans moyens d’existence, etextrêmement dangereux par ses principes révolutionnaires.

Paris est tranquille.

(Signé) (idem.)

PREFECTURE DE POLICE.

Paris , le 4e jour complémentaire, an Q,

Un complot affreux a été tramé rentre la personne du premierconsul; des circonstances indépendantes de la volonté des conju-rés en ont arrêté l’exécution. Tel est le résultat de la procédureinstruite contre Chapelle, Humbert, Perrault Dufour, Jallabert ,Guibert et Saunier, arrêtés par ordre du préfet de police. Lesinterrogatoires subis par chacun d’eux, les contradictions dans les-quelles ils sont tombés, en établissent la parfaite conviction : c’estce rapprochement, rédigé avec l’impartialité la plus vraie, quenous soumettons au gouvernement.

Le 26 Fructidor, Chapelle se présente chez le citoyen Lavoisier ,menuisier, rue Mably, l’amene à un cabaret voisin ; il lui dit,qu’il a quelque chose à lui communiquer ; qu’il a un projet àexécuter. 11 le presse de se rendre à un cabaret situé rue de laLoi, au coin de celle de Lotivois, et il ajoute à Lavoisier , qu’il s’a-git de faire sauter le petit caporal, c’est ainsi qu’il désigne le pre-mier consul. Lavoisier interroge Chapelle sur ses moyens d’exé-cution.

Chapelle, persuadé qu’il a trouvé dans Lavoisier un nouveauSeïde, entre dans les plus grands détails vis-à-vis de lui : il luiconfie qu’un bon nombre de conjurés sont divisés en brigades;que chacune d’elles a ses chefs particuliers; que ces individus seréunissent en divers cabarets, toujours au nombre de deux outrois, jamais au-dessus ; que les deux premiers venus demandenttrois verres, en renversant un sur la table ; que tel est le signalconvenu, le point de ralliement.

Chapelle ajoute, que le moyen consiste à former un tumulte à■a porte d’un spectacle auquel se trouverait le premier consul ; eta laide de ce mouvement de le poignarder.

Que toutes les mesures sont prises; que dans le cas ou la cava-lerie formant l’escorte, opposerait résistance, elle sera sur lechamp hachée, hommes et chevaux ; qu’à cet effet les brigades ser pandraient dans les cabarets, au pourtour des théâtres de la ré-publique, des Italiens et de l'Opéra.

Que le jour convenu ou reconnu propre pour l’exécution, lui,entrera dans le cabaret où sera réunie sa brigade, ayantun verre de vin à la main ; qu’il le boira et sortira aussitôt ; qu’àce signal, sa brigade le suivra, se rendra au théâtre, en formant