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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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moins louable acceple; Chapelle po\ir stimuler d’autant Lavoisierlui dit qu’il verra celui qui doit porter le coup à Bonaparte . On sesépare à six heures, Lavoisier va joindre Leroi, lui rend compte dece qui s’est passé, et du propos que lui a tenu Chapelle; tousdeux se rendent au cabaret indiqué, ils y arrivent les premiers,montent en une chambre, demandent une choppine de vin et troisverres; conformément au mot d’ordre, ils eji renversent un.

Peu après arrive un particulier reconnu depuis pour être lenommé Perrault; il sort et rentre, prend le verre renversé; La-voisier lui offre de boire un coup, il accepte; peu après arriveChapelle, i! tait venir une bouteille de vin et trois verres; en prendun qu’il renverse en disant à Lavoisier ; vois-tu? voilà comme l’onl'ait. 11 veut payer le vin bu jusques-là, tant par Lavoisier , Leroique par Perrault, et lui Lavoisier veut s’y opposer, mais Chapellerépond ; cet argent n’est pas à moi, il est destiné à payer la dé-pense de la société ; il laisse l’argent sur la table.

D’après cette explication qu’il est bon de remarquer, Chapelleannonce qu’il a besoin de s’absenter l’espaçe de trois quartsd’heures ; il part, et au bout de ce teins revient, et avec lui lenommé Humbert ; on se réunit à la table, en ayant soin cepen-pendant de paraître faire deux écots différens.

Chapelle demande à Humbert s’il a vu Dufour : oui, répondHumbert, il ne connaît l’affaire que d’aujourd’hui. Il m’a dit:il faut pour cette expédition un homme ferme et non peureux, jet’ai choisi et l’ai dit aux autres. Après ce colloque particulier.Chapelle s’adressant à toute la société, leur demande si le nomméSaulmer est venu, on lui répond que non ; c’est en ce moment oupeu après que tous furent arrêtés et menés à la préfecture.

Au premier coup d’œil, les déclarations de Leroi et Lavoisier pa.raissent devoir n’être considérées comme n’en faisant qu’une, puisquel’un aurait parlé d'après ce qu’il aurait appris de l’autre ; mais enconsidérant la méthode qui régné dans celle de Leroi ; la simpli-cité et même le désordre qui se rencontrent dans celle de Lavoi-sier , en observant que les faits étant les mêmes, sont présentés avecdes détails différens, on ne pourra que penser chacune d’elle»mérite particulièrement une entière croyance; surtout à l’égardde ce qui s’est passé dans 'a soirée du 2S.

Chapelle interrogé sur tous ces objets se retranche quant auxuns dans une négative absolue; quant aux autres, tels que sa ré-union avec Lavoisier , Leroi, Perrault et Humbert il l’attribue auhasard, et à un concours fortuit de circonstances. Suivant lui, ilaurait rencontré Perrault, Humbert et Saunier rue Montmartre etsur le boulevard en allant acheter du tabac ; leur aurait donnérendez-vous dans le cabaret au coin de la rue de la Loi et de Lou-vois et il y aurait trouvé Lavoisier et Leroi qu’il ne savait pas de-voir y êlre.

Enfin ;1 n’aurait nullement parlé de Dufour et n’aurait pas ren-versé^n verre sur la table ; mais Perrault dans sou interrogatoire,déclare qu’il a rencontré Chapelle, près le palais Egalité, et non