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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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aux environs de la rue Montmartre ; qu’il lui a indiqué le cabaretaux coins des rues de Louvois et de la Loi ; il convient queChapelle a voulu payer la dépense, qu’il a renversé un verre sur latable en disant à Lavoisier : vois-tu? voilà comme l’on fait ; queHumbert a dit à Chapelle qui le lui demandait: j’ai vu Dufour,il m’a dit : je t’ai choisi comme un homme non peureux et propreà un coup de main. J’ai répondu en riant qu’oui.

Humbert dans son interrogatoire dit qu’il a rencontré Cha-pelle au moment où il entrait au palais Egalité, par la rue Honoréet non sur le boulevard ainsi que ce dernier le prétend ; qu’il lui aproposé d’aller boire au cabaret de la rue de Louvois, qu’il s’v estrendu ; quant au surplus il se renferme dans une dénégationtotale, qu’ils n'ont aucunement parlé de Dufour.

Saunier interrogé sur ce qui le concerne, répond avec une fran-chise qui prouve sa parfaite innocence.

Il déclare que Chapelle s’est présenté chez lui, le 28 dans lamatinée, qu’il était absent, qu’il y est revenu vers les quatre heureset l’a trouvé ; qu’il l’a emmené en un cabaret, rue des Martyrs;que la, Chapelle lui a proposé de se rendre le soir eu mi autrecabaret au coin des rues de Louvois et de la Loi et de l’y attendre,qu’ils ne se sont point rencontrés sur le boulevard ; que Chapellelui ajouta qu’il y trouverait des connaissances, sans cependant leslui nommer; qu’ayant annoncé à Chapelle qu’il 11’avait pas d’ar-gent, celui-ci lui en a donné.

Il dit encore que l’air mystérieux de Chapelle, son air em-pressé, son affectation de ne pas vouloir nommer les connaissancesqui devaient se trouver au cabaret indiqué, trahirent sa suspicion,qu’il s’y rendit avec précaution, et en sortit peu après sans avoirvu ou rencontré personne ; que, déposé dans une chambre oùétait détenu Chapelle, celui-ci l’a engagé a dire qu’il l’avait ren-contré sur le boulevard, et surtout à ne point déclarer qu’il étaitallé deux fois dans le jour chez lui Saulnier.

La de marche de Chapelle chez Saulnier explique pourquoi La-voisier ne trouva pas le premier chez lui, le 28 , vers six heures dumatin.

Saulnier est sans emploi et dans la misere, et il paraît que Cha-pelle avait fondé sur sa position malheureuse l’espoir de l’affilier àson infâme projet.

Dufour, interrogé sur les mêmes faits, convient connaître Cha-pelle , avec lequel il dit être brouillé pour affaires d’intérêt ; maisil nie connaître Humbert. (Le fait contraire est prouvé par lesdéclarations de Lavoisier et Leroi, et l’interrogatoire de Per-rault), et Humbert lui-même interrogé s’il connaît Dufour, enconvient, et en niant l’avoir vu dans la journée du 28 , il l’avouel’avoir rencontré le 2 6 en un cabaret, rue des Boucheries Honoréet il faut se rappeler que Chapelle a désigné à Lavoisior, Dufourcomme un des agens du complot.

Guibert a été également et sous les mêmes rapports désigné