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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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bourgs. La confiance qu’inspire le gouvernement, réduit à quel»ques scélérats le nombre de leurs complices.

(Signe) (Idem.)

Du 13 Brumaire an 9 .

Les enragés continuent leurs menées. Jumillard et Brisevindeux des plus marquans ont été arrêtés ce matin.

O11 est à la recherche de plusieurs autres. Les hommes ne sor-tent presque plus ; ce sont les femmes qui colportent les nouvelleset vont chercher de l’argent.

Le nommé Chevalier , qui s’occupait des fusées dont il a été déjàquestion, a changé de nom ; il a pris celui de François et se cacheavec un soin extrême. Depuis trois jours et trois nuits on est àsa recherche et on ne quittera point prise qu’on ne l’ait trouvé.

Paris est tranquille.

(Signé) (Idem.)

Du 14 Brumaire, an 9 .

L’arrestation des deux enragés d’hier a produit des effets dif-férens parmi ces factieux.

Le premier, nommé Brisevin, demeure faubourg Antoine. Lesexclusifs de ce quartier disent qu'on va les enlever tous, et que l’ar-restation de cet homme est le signal d’une déportation générale ; etde là mille et mille projets.

Le second, nommé Jumillard, demeure dans le faubourg Mar-ceau. Celui-ci est un véritable chef de bande. C’est chez luiqu’on s’est réuni le plus souvent ; qu’on y a conçu et médité lesplus exécrables projets et qu’on a fixé le prix et la récompense ducrime. Tous ceux qui l’ont fréquentés sont éperdus, se cachentet n’osent plus se montrer les uns aux antres. Ils disent qu’ilssont vendus par quelques-uns des leurs, mais que les traîtresseront assassinés.

Paris est tranquille. (Signé) (Idem.)

Du 16 Brumaire, an 9 .

Le préfet de police faisait rechercher depuis plusieurs jours lesnommés Gombaut, Lachaise et Desforges, septembriseurs bienconnus dans le parti, et tenant chez eux, à l’abbaye aux bois, defréquens conciliabules : ils ont été arrêtés ce matin, dans une mai-son rue Fiomentel, près la rue St. Jacques; le logeur a d’abordnié qu’ils fussent chez lui ; on a été obligé de faire ouvrir les portesparlesenurier.

Le nommé Bousquet, qui demeurait rue de l’Echelle, et prévenud’avoir remis de l’argent \ Metge, pour l’exécution de ses plansexécrables, a été aussi arrêté ce matin, rue Fretillon. On aencore nié qu’il fut dans la maison ; on l’a trouvé couché entre(leux matelats, et deux de ses amis couchés dans le lit par dessuslui, ont été également arrêtés parce qu’ils n’ont pu justifier de pa-piers de sûreté.

(Signé)

(Idem.)