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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Le Préfet de Police au Premier Consul. Paris ce 17 Brumaire

an 9.

Citoyen Consul,

J’ai l’honneur de vous prévenir que, cette nuit à deux heures,j’ai fait arrêter le nommé Chevalier , logé momentanément dan»lamaison des Blancs Manteaux ; 011 a saisi chez lui une machine in-fernale, construite dans le plus criminel dessin, un panier plein d’ar-titices et quelques papiers.

j’ai fait arrêter en même-tems te nommé Vevcer, signalé commeun de ses complices) et chez lequel il était couché; un nomméBurloy et une femme Bucquet, qui tous deux ont affirmés queChevalier n’était pas dans la maison à l’instant où l’on s’y est pré-senté, quoiqu’ils le sussent bien et qu’ils eussent des liaisons avec lui.

J’ai fait faire de suite perquisition au domicile de Chevalier, rueDominique, près les Invalides . O11 y a encore trouvé de l’artificeet des cartouches, qui ont été saisis.

Ces quatre individus sont détenus séparément et au secret; 011va les interroger, et j’aurai l’honneur de vous rendre compte durésultat de leurs interrogatoiresSalut et respect,

Le préfet de police (Signé) Dubois.

Pour copie conforme,

Le Secrétaire d’état, (Signé) H. B. Maret.

Extraits des Rapports de la Préfecture de Police, du 17 Bru-maire an 9.

Les interrogatoires de Chevalier et complices sont commencés.

Douze individus arrêtés eu ce moment paraissent évidemmentfaire partie delà conjuration.

1 °. Desforges, Gombaut, Lachaise, Jumillard, Brisevin ont vufréquemment Chevalier, l’ont reçu chez eux, et tous les rapportss’accordent à dire qu’ils l’ont secondé de tous leurs moyens pécu-niaires pour sa détestable entreprise.

2 °. Gueraud et Thibaut!, qui recelaient chez eux Bousquet avectant de soins; Bousquet, leur ami intime, ne pouvait rien ignorerde ce que l’on méditait.

3 °. Veycer, Burloy, et la femme Bucquet, qui ont donné asile àChevalier dans la maison des Blanc Mauleaux, étaient égalementinstruits; Veycer surtout, dans la chambre duquel on a trouvé lamachine infernale.

4 °. Descreppes enfin qui voyait Chevalier tous les jours, qui de-vait fabriquer, et a peut-être même fabriqué les chevaux de frise,dont on a parlé dans les précédens rapports.

Ce n’est qu’après que tous ces individus auront élé interrogéset confrontés que l’on pourra savoir au juste jusqu’où allaientleurs projets.

Ce qu’on en sait jusqu’à présent n’a été connu que par les rap-ports des agens secrets, rapports qui paraissent tous coincider.

Ceux qui sont interrogés se ticnneut fortement sur la défensive,