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mais déjà ils se sont coupés, et à la confrontation la véritééclatera.
L’interrogatoire de Chevalier jetera, à ce que l’on cspere, ungrand jour sur cette affaire ; et les pièces à conviction, dont il aété trouvé muni, lui oteut tous les moyens de dénégation.
La machine infernale consiste en une espece de baril que l’on; roit être rempli de balles, de marons et de poudre. Chevalierdit qu’il y a 6 à 7 livres de cette derniere matière. A ce bariltient un canon de fusil solidement fixé, garni de sa batterie, maisayant la crosse coupée.
Cette machine devait être placée sur une petite voiture que l’onaurait iuopinémeiit et dans un teins donné, fait sortir d’une portepour obstruer un instant le passage, et alors, à l’aide d’une ficelle,on eût fait partir la détente et renversé tout ce qui se serait trouvédans les environs.
D’énormes marons d’artifices devaient être jetés au même in-stant de toutes parts, pour augmenter le trouble et la confusion.
Demain dans la journée les interrogatoires seront terminés, etl’on en présentera l’analyse dans un rapport.
On observe que plusieurs des individus arrêtés ont déjà paruplus d’une fois au tribunal criminel et que tous ont figuré parmitout ce que la démagogie a de plus impur et de plus dégoûtant.
(Signé) . (Idem.)
Proces-Verbal du Préfet de Police, contenant Examen par le Ci-toyen Monge de la Machine saisie sur Chevalier. — Paris , le19 Brumaire, an 9, de la République Française .
Ce jotird’hui 19 Brumaire, an 9 , à dix heures du matin, devantnous préfet de police de Paris, est comparu le citoyen GaspardMonge âgé de 54 ans, membre du sénat conservateur, lequel abien voulu se rendre à l’invitation que nous lui avons précé-demment adressée; avons représenté au citoyen Monge, une armede la longueur d’environ cent vingt neuf centimètres, portant àune extrémité une batterie de fusil, fixée sur un bois de fusil,scié au des'ous de la sous garde, laquelle correspond à un corpsou conduit en bois qui va se joindre à un baril de huit pouces dediamètre environ, lequel paraît cerclé en fer et rempli; laditearme revêtue de papier brouillard dans toute sa longueur, à partirde la batterie et le baril recouvert d’une toile fixée à la colleforte.
Pour arrivera un examen et connaissance plus certaine de cettemachine, elle a été démontée en présence du citoyen Monge etde Chevalier chez qui elle a été saisie.
D’abord on a levé dans toute sa longueur le papier qui en for-mait le recouvrement, et au-dessous il s’est trouvé un bois de fusilde chasse; la place du canou était occupée par un morceau debois portant une cannelure, dans laquelle était placée une mèche