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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Du 1 Frimaire, An <).

Les enragés croient déjà que tout va tourner à leur avantageils (lisaient hier que ceu' injustement détenus, parsuitede l’affairedu 18 Vendémiairejlernier, seraient luis en liberté aussitôt le dé-part du premier consul ; que le peuple et les troupes ne deman-daient pas mieux que de changer de gouvernement.

Un rapport annonce aujourd’hui que Talot, ex-membre du con-seil des cinq cents, e-t arrivé à Paris , et qu’hier il a cherché à sefaufiler avec des ouvriers du faubourg St Antoine; il a été dansla matinée à Surene, voir une maison ou il dit vouloir établir unefabrique d’amidon ; il s’explique chaudement sur notre situationpolitique, il dit que le plan est si bien combiné cette fois, qu’il estimposable qu’il ne réussisse pas, et que le gouvernement tomberaavec tous ses amis.

Talot n’a point fait viser son passeport, et n’est point en maisongarnie. Les ordres les plus sévères sont donnés pour le recher-cher et le surveiller.

La tranquillité de la capitale est absolue; on se confie au gou-vernement, et les artisans ne se mêlent que de leurs boutiques etde leurs atteliers.

fSigné,) Idem.

Du 3 Frimaire, An o.

Il y a eu ces jours derniers une réunion d’enragés chez Chrétienlimonadier près le théâtre Italien, On y a dit qu’on n'attendaitque le départ du premier consul pour frapper un coup; que l’onprépaiait une insurrection générale dans Paris , et que l’on "seraitfortement secondé par les réfugiés, les colons qui sont à Paris .

IL ont parlé de canons déposés à Versailles , dont ils préten-dent qu’il sera aisé de s’emparer, ainsi que des fusils des corps degarde.

La confiance des citoyens de Paris : dans le gouvernement esttelle, que les enragés n’esperent entraîner que des individus étran-gers à la capitale.

('Signée Idem.

Du 4 Frimaire, An Ç).

On répand aujourd’hui dans Paris , la nouvelle d’une prolonga-tion de l’armistice pour six mois, et que l’empereur donne denouveaux gages de la bonne foi avec laquelle il veut traiter; ondit, à l’appui de cette nouvelle, que le départ du premier consul«aura pas lieu, qu’il a donné contre ordre, et que le régiment desguides revient à Paris .

Ce bruit, fondé ou non, fait une grande impression, et exciteu» grand contentement dans le faubourg Marceau, où, en moinsde deux heures, il a circulé dans toutes les bouches.

Les enragés .s'empressent de le démentir, et le désir qu’ilséprouvent de voir continuer la guerre comme favorable à leursdesseins, leur fait croire à l’impossibilité absolue de la paix,

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