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Ces hommes sont encore les seuls qui se permettent de censurerle compte rendu par le gouvernement au corps législatif. Il a étégénéralement vu par les bons citoyens avec un grand plaisir,et il leur a fait concevoir pour l’avenir les plus heureuses es-pérances,
('Signé ) Idem.
Du 5 Frimaire, An 9-
Il y a eu hier un grand dîner d’enragés, parmi lesquels on re-marquait Guirand, Cheval , Chrétien et autres.
On s’y est occupé d’une collecte pour les détenus au temple, etdes moyens de leur procurer des défenseurs. Il paraît que c’estparticulièrement au sort de Metge qu’ils s’intéressent davantage,etqu’ils le regardent comme l’honitne qui pouvait être le plus utileau parti.
('Signé ) Idem.
Du 6 Frimaire, An 9-
Les enragés disent aujourd ’liui qu’ils ont reçu des nouvellessatisfaisantes de diftérens départemens, de Marseille, Bordeaux , etquelques autres grandes villes.
Qu'on leur mande de Bordeaux qu’il était temps que le citoyenThibaudeau fut rappelé, parce qu’il n’était pas aimé des patriotes.
Qu’on ne se presserait pas d’agir et qu’on attendrait l’exemplede Paris .
Ici, ils disent qu’il faut, avant de remuer, savoir comment tour-:nera les procès des détenus. On se dispose néanmoins à inonderles galeries et les salles du palais, quand l’instruction publiquecommencera au tribunal criminel.
Les Conciliabules continuent toujours : ils sont fréquens et peunombreux.
('Signé ) Idem.
Du II Frimaire, An 9-
Les enragés font courir le bruit qu’une fois le général premierconsul parti, on n’osera pas mettre en jugement les coupables dé-tenus, parce qu’on est sûr que le peuple lui-même les délivrerapar la force ; ils ajoutent qu’une nouvelle révolution approche, etqu’elle sera plus violente que celles qui l’ont précédées; niais lamasse du peuple est calme ; et ne fait aucune attention a cespropos.
Les enragés ont formé le projet de se réunir dans une portiondu local des ci-devant Capucines. Déjà hier on s'y est assembleen petit nombre ; dn ne doit pas se voir souvent, crainte de sur-prise. On a pris les mesures nécessaires pour veiller de près.
( Signée Idem.
Du 23 Frimaire, An 9 .
Les enragés parlent souvent de leurs amis de Versailles, des se-cours et des conseils qu’ils en reçoivent. On a pris, à cet eg ar(l ’