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bob de Boulogne . Quelques jours après, ils achètent des cara-,bines à vent pour s’en servir à l’un des théâtres.
Le 11 Frimaire, arrive l’agent de l’Angleterre ; mais au lieu deRiviere , c’est le nommé Hyde, le même personnage qu’on a vufigurer dans la correspondance du comité Anglais . Il rassemblece jour-là même, à l’hotel des deux Ponts, les agens de Georges,et discute avec eux les moyens de faire réussir l’attentat que lecabinet de Londres, pressé par les victoires des armées Françaises ,leur ordonnait de consommer promptement.
Ce fut dans ce conciliabule que le complot prit pour la premièrefois un caractère fixe et déterminé. Il s fut décidé que le premierconsul serait assassiné.
Saint-Régent reçoit une lettre de Georges le 14; par laquelleil S'informe de l’affreux succès de l’assassinat de l’évêque deQuimper ; il loue le sang-froid et l’audace des assassins, il lesprésente pour modèles, il annonce un envoi d’argent, et exhorteà tout mettre en usage pour presser l’exécution de la grandeaffaire.
Le 9 Frimaire, on se rassemble pour arrêter définitivementle moment et le genre de l’assassinat ; mais des deux individusqui au milieu de ces scélérats servaient la police, l’un laissatomber son masque en entrant à midi au ministère de la police,et l’autre me fut enlevé par une circonstance imprévue et forcéequi vous est connue.
Il y a apparence que l’idée du complot de Chevalier fit songerà l’explosion des barils à poudre. Cette idée aura été d’autantmieux accueillie, que le soupçon du crime devait naturellementtomber sur les auteurs du premier complot.
La police n’avait dans cette circonstance d’autre parti à prendreque celui de faire arrêter ceux qu’elle ne pouvait plus suivre ; j’endonnai l’ordre sur-le-champ, par une lettre en date du 15 au pré-fet de police. Malheureusement une autre arrestation faite à côtéd’eux, leur donna rallarme. On ne les vit plus nulle part ; on neles entendit plus; on les chercha toujours. Les ténèbres où ils sedérobaient auraient pu être dissipées par certains amnistiés quicommuniquaient tous les jours avec la police, et avec les conspira-teurs, mais ces hommes épaississaient les ténèbres.
Tous ces détails, citoyens consuls, sont consignés dans lesrapports de la police, qui sont sous vos yeux.
Tels étaient les reriseignemeiij au jour et au moment de l’ex-plosion. Les premières recherches de la police, dans cet état dechoses, devaient tendre à découvrir quelque rapport eu ce qu’ellesavait des complots de l’Angleterre e! de Georges, et les tracesqu avait laissées dans la rue Nicaise l'attentat qui venait d'y êtrecommis. Le bouleversement produit était si grand, que lesutbris et les traces du crime semblaient avoir été effacées ouemportées dans la violence de l’explosion; cependant tous lesfleuris dont la rue était semée, furent cons rvés et in'erroges,et on -ri vit sortir bientôt plus de lumières qu’on n’en espérait.Parmi les marchands de chevaux de Paris qui furent appelés