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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de retour en Angleterre, en avait apporté de nouveaux projetsd’assassinat et des guinées pour enhardir et payer les assassins,Ceux qui étaient venus à Paris pour préparer le crime et le con-sommer, m'avaient été signalés. Jusqu’au 15 Frimaire, la police,dont les mains invisibles environnaient les scélérats, à entendu tousleurs disrotirs, a suivi tous leurs pas ; et si elle n’a pas donnéd’abord l’ordre de les arrêter, c’est qu’elle voulait les saisir avecdes pièces de conviction, autrement on l'eut accusée d’arrêter surdes soupçons, ou d’après de faux rapports.

Les auteurs de l’attentat du 3 Nivôse, tous agens de Georges,paraissent successivement à Paris. Joyau dit d’Assas arrive le 13Bru maire/Labaye Saint Hilaire dit Raoul le 17 , et Limoelan ditBeaumont le 20 Brumaire au soir.

Le caractère de ce dernier, parvenu à mériter le titre de bri-gand parmi des brigands, explique bien le choix qui fut tait desa personne.

C'est lui qui va se mettre à la tête de tous les complots ; et afinde se dérober aux regards et aux recherches de la police, il prendplusieurs logemens.

Il n’est d’abord question, dans les conciliabules, que de planspour assurer le vol des fonds publics, que de projets vagues et in-déterminés contre le gouvernement) que des moyens de rallumerla guerre civile dès que les hostilités, suspendues alors par un ar-mistice, auraient recommencé.

Le 25 Brumaire, on décide le pillage de la diligence de Troyes ,Le lieu en est fixé au cinquième mille de la route, au-dessus deCharenton. François Carbou, dit le petit François né à Paris , ex-chefde Chouans, qui va devenir l’instrument d’un plus grand crime,est chargé de faire passer les armes à la barrière, dans un rou-leau de toile, mais l’arrestation trop précipitée d’un des complices,tait avorter le projet.

Le 30 Brumaire, Limoelan reçoit, par la voie de Boulogne , desnouvelles de Londres ; elles annoncent l’arrivée d’un commissaire,nommé Riviere . Les avis qui m’en instruisent ne contiennent riende positif sur la nature de ses projets et sur ses moyens, maissuffisent pour donner un nouvel éveil à la police.

Ces lettres venues d’Angleterre sont bientôt suivies de dépêchesde Georges. Limoelan en fait lecture à ses complices le 5 Fri-maire ; elles annoncent qu’un nommé Mercier, c’est Saint Régent,chef de Chouans du département d'Ille et Vilaine, connu sous lenom de Pierrot ; et cet homme est un monstre dont les crimesfont frémir l’humanité ! Il est chargé de frapper le premierconsul.

L’intervalle du 7 au 11 Frimaire est consacré à divers soins queconseillait la prudence; on s’assure de nouveaux logemens; onfait faire des démarches pour pénétrer la police, on lui préparedés piégés pour donner le change à sa surveillance.

On balance long-tenrs sur le choix des armes; Limoelan etSaint-Regent achètent le 8, chez Bourin, armurier, Palais Egalaichacun un hécessaire d’armes de 50 louis. Ils les essaient an