Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
129
JPEG-Download
 

129

ç'i Sts révélations de François, avaient été obtenus de lui, deuxheures plutôt, Sa nt-Régent, dit Pierrot, était aussi arrêté le mêmejour; mais averti de l’arrestation de François, il a pensé que soncomplice dirigerait la police dans son asile, et il en a cherché unautre. On a trouvé dans celui qu’il venait de quitter, et sous sonlit, une lettre de sa main à Georges, dans laquelle, sans presqueaucun déguisement de langage, il lui rend le compte le plus cir-constancié de tout ce qui a précédé, accompagné et suivi l’explo-sion de la rue Nicaise.

Saint Régent qui a mis lui-même le feu à la poudre, jeté parl’explosion sur une borne, a failli périr avec les victimes de sonattentat. Le préfet de police a reçu la déclaration du médecinCollin qui l’a visité, et qui, par sa conduite dans cette affaire, arendu son arrestation indispensable. Dans les premiers jours, ilse croyait assez caché par l’opinion publique elle-même, qui por-tait tous les soupçons sur une autre claise d'hommes.

Uu agent de Georges que j’avais laissé libre, parce qu’il étaitdésormais le seul qui put me conduire à Saint-Régent, trahitsans s’en douter, son asile, en y entrant lui-même le 7 Pluviôse,Je donnai ordre sur-le-champ au préfet de police de le fairearrêter, ce qui fut exécuté à la sortie même de la maison que jelui avais indiquée.

Si Hyde, Limoelan, Saint Hilaire et Joyau étaient déjà entreles mains de la police et de la justice, il ne serait pas plus avéréqu’ils sont avec Saint Régent et François Carbon les auteurs del'attentat du 3 Nivôse ; leurs areux même ne peuveut rien ajouteraux preuves qui existent. Leur arrestation manque à leur châti-ment, mais non pas à leur conviction. S’il n’y eut jamais unforfait plus horrible, il n’y eut jamais non plus de scélératsmieux dévoilés, et mieux commis. Toute la France , attentive àcette découverte, attend avec impatience le jugement solennel descoupables.

Je demande, Citoyens Consuls, qu’ils soient traduits devant lestribunaux.

Le ministre de la police générale,

(Signé) Fouché .

Renvoyé au ministre de la justice, pour faire poursuivre l'exé-cution des lois de la république à l’égard des individus dénommésdans le rapport du ministre de la police générale, leurs fauteurs etcomplices.

Le 11 Pluviôse, An g.

Le premier Consul,

(Signé) Bonaparte .

Par le premier Consul,

Le secrétaire d’état (Signé) H. B. Maret.

S