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La Prusse occupe toujours le Hanovre , et dans le système decet ancien ministre Anglais , puisque l’on doit garder tout ce quel’on tient, la Prusse aussi garderait le Hanovre . Cet électorat nese trouve dans aucun de deux cas prévus dans le traité de Luné-ville ; il n’appartient ni à un prince ecclésiastique, ni à un princeséculier ; c’est une contrée de l’empire d’Allemagne soumise àl’empereur Britannique , et actuellement, surtout que le roi d’An-gleterre est empereur, il ne peut plus vouloir être considérécomme membre de l’empire Germanique . Il est vrai que l’Angle-terre est éminemment dédommagée de l’occupation du Hanovre ,et du million qu’en retire le roi de Prusse par les magasins trouvésdans les colonies Danoises.
Que peut-on conclure de tout ceci ? 1°. C’est que si l’Europe était gouvernée par des hommes du caractère de cet ex-ministreAnglais , on se battrait long-tems ; à moins cependant qu’il n’y eûtdes puissances dont la guerre fût dirigée par des hommes commelui; car alors elles ne tarderaient pas à être subjuguées.
2°. Que le nouveau ministère Anglais ne montrera ses disposi-tions pacifiques qu’en proposant un.système d’équilibre qui con-cilie te plus grand nombre d’intérêts possibles.
3. Que dans la position actuelle des nations, aucune n’a plusd’intérêt que l’Angleterre à abjurer le principe qu'à la paix ondoit garder tout ce que les armées ont occupé pendant la guerre.
4,. Que lorsqu’il existe dans une nation des hommes furibondset assez ennemis de l’humanité pour désirer des guerres perpétu-elles et d’extermination, on devrait bien se garder de les admettredans les conseils, mais les faire passer des années entières éloignésde leur famille, de leur patrie, sur les cutters, bloquant des radesau sein des tempêtes d’hiver, ou les placer au milieu des déserts del’Arabie, ou sur le champ de carnage le jour d’une bataille; sitout sentiment d’humanité n’était pas étouffé dans leur cœur, ilsabjureraient sans doute ces principes atroces. On a toujours vuque les hommes qui crient à tue tête guerre à mort dans une as-semblée sont des lâches qui ne sont jamais sortis du sein de lamollesse; car l’homme brave fait la guerre pour l’honneur, lagloire, le bien de son pays, et emploie ses veilles, ses discours àramener les nations à des sentimens de fraternité, de conciliationd de justice.
(Moniteur, No. 2 95.)
Sur le Quatorze Juillet.
Fa journée du Quatorze Juillet est une de ces époques qui«eront éternellement remarquables dans l’histoire des peuples.
Le Quatorze Juillet consacre tous les principes de morale, dewtu, dégalité sociale; il reconquit sur les préjugés l’empire dea raison > et sur l’autorité les droits qu’elle avait usurpés ; il ren-