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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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dit à l’homme sa dignité, au citoyen scs prérogatives, au coin-nierce ses franchises, aux campagnes leur indépendance, et à l'étatune force que les abus avaient énervée, et une considération qmdes grandes fautes lui avaient fait perdre.

Avant cette époque, la France gémissait sous des liens qntl’habitude seule rendait supportables, mais que les lumières etl’instruction devaient lui apprendre à briser.

L’état, divisé en deux classes, en nobles et eu roturiers, voyaitles premiers obtenir toutes les faveurs, tandis que les secondsétaient exclus de tous les emplois. Le mérite était compté pontrien, le génie condamné à l’oubli, s’il u’était accompagné delànaissance : mais avec des aïeux, ou seulement avec une noblesseachetée, on parvenait à tous honneurs ; aussi voyait-on chaque jourles destinées de l’état, l’existence et la propriété des citoyens, li-vrées à des mains ignorantes, et mille injustices consacrées par Inactes de l’autorité.

La vénalité des charges était encore une barrière qui s’opposaità l’avancement de l'homme qui n’avait qu’une médiocre fortune,et le chemin de la gloire lui était fermé par les institutions poli-tiques.

Le titre même de pere de l’église se donnait à la naissante,rarement à la piété : aussi ne retrouvait-on plus dans le clergé setantiques vertus. La dîme l’enrichissait du produit le plus pré-cieux des travaux de l’agriculteur; les évêques consumaient enprofanes jouissances les fonds que la charité avait imprudemmentplacés dans leurs mains pour le soulagement des pauvres; ils né-gligeaient leurs augustes fonctions, scandalisaient le peuple par le*luxe, et laissaient à peine l’absolu nécessaire aux curés des cam-pagnes, ces véritables consolateurs des misères humaines.

Les campagnes subissaient le joug de la féodalité ; et les tarî-mes, devenus la propriété des seigneurs par un véritable servage,leur payaient le tribut onéreux et humiliant du fruit de leurssueurs: les droits de champart et de tusque leur enlevaient «niportion de leur récolte ; la banalité leur ôtait toute propriélepublique ; le cens personnel pesait sur leur individu comme sirleur domaine.

Les vassaux juraient foi et hommage à leur seigneur, iierrconnaissaient que ses juges et ses officiers ; le magistrat quiprésentait la commune, était forcé de porter la livrée féodale à®les marques de sa dignité.

La chasse était interdite aussi bien que la pêche, et des per*infamantes attendaient le propriétaire, s’il osait tuer le gibier Fdévastait son champ.

Le seigneur recevait l’encens à l’église, le salut dans lesvendait les habitans avec la terre, et le droit d’exiger d’eux ®mêmes marques de servitude. ,

Les corvées écrasaient une grande partie des malheureux Mjtans des campagnes, qui réparaient, au prix de leurs sueurs.