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liberté dans les prisons, l’égalité pendant que la France asservierecevait à genoux la loi de ses assassins.
On passa, de cet état affreux, à un gouvernement faible par knature même de sa constitution. Jouet de tous les partis qu'iln’avait pas la force de combattre, il ne lui restait que la dange-reuse ressource de les opposer l’un à l’autre, et de se maintenirpar cette lutte continuelle qui tenait lieu d'équilibre. Privé demoyens de suivre une marche régulière, il était forcé de remplacerl’impulsion de l’esprit public par des secousses, et la confiance pardes mesures violentes.
La loi sur l’emprunt forcé paralysait tout commerce, ruinaittous les propriétaires ; la lois des otages faisait trembler l’inno-cence ; des colonnes mobiles désolaient les campagnes ; des mil-liers de citoyens victimes de la loi du 19 Fructidor, gémissaientloin de leur patrie: la déportation avait peuplé la Guiaue d’unefoule de citoyens recommandables ; la persécution avait soulevédes départemens entiers, y avait allumé la guerre civile, et le sangFrançais coulait sous la main des Français .
Français ! au milieu de tous ces maux, la journée du QuatorzeJuillet ne paraissait plus à vos regards que connue un point denotre histoire, séparé, par plusieurs siècles, de l’époque où vousvous trouviez, lorsque le Dix-Huit Brumaire vous y reporta tout-à-coup.
Il avait fallu la volonté énergique de tout un peuple pourproduire le Quatorze Juillet: il fallut le pouvoir du génie et l'as-çendaut de la gloire d’un héros pour le faire revivre.
Dix ans de malheurs, d’exagération, de barbarie, de destruc-tions, furent oubliés en nn instant, et ne nous parurent plus qu’unrêve long et pénible. Le Quatorze Juillet ne nous sembla sé-paré que par une nuit orageuse du Dix-buit-Brumaire, qu’en futpour ainsi dire, le lendemain.
Tous les principes qui avaient été méconnus, furent consacrésde nouveau ; et le gouvernement, en les rappelant, appliqua tousses soins à effacer les traces du régime destructeur auquel il succé-dait, et à suivre les intentions du peuple Fiançais, lorsqu’il pro-clama sa liberté au Quatorze Juillet.
Il rapporta toutes les lois désastreuses, rappela les citoyens irr-justement proscrits, essuya les larmes des familles, fit disparaître teruines, effaça les traces du vandalisme, et mérita le double titre degouvernement consolateur et de gouvernement réparateur.
Il rendit aux Français la liberté, légalité, telles qu’ils teavaient d’abord proclamées. Les peuples, affranchis de l’anciendespotisme et des lois révolutionnaires, se trouvèrent, comme «1Quatorze Juillet, libres des entraves de la féodalité et des dangersde la terreur ; l’agriculteur ne paya plus ni dîme ni einpr® 1forcé, ne craignit plus d’être emprisonné par son seigneur ou dettedétenu comme étage.
Le quatorze-Juillet avait consacré la liberté entière des culfe