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routes qui servaient plus aux jouissances du luxe, qu’aux besoin»de l’agriculture.
Le gouvernement perdait chaque jour de sa considération pardes vices d’un antre ordre, et par des tantes qui décelaient lafaiblesse et l’impéritie. L’abandon de la Hollande, malgré desassurances formelles et le vain appareil de la protection ; l’i ni po-litique aveu d’un déficit dans les finances ; l'inutile convocationdes notables; la scandaleuse affaire qui flétrit devant les tribu-naux, aux veux de l’Europe indignée, la majesté royale, et l’unedes premières dignités de l’église ; tout concourait à ébranler lesbases du trône, et à hâter l’instant de sa chute.
Français , vous demandâtes à grands cris des réformes ; et unconcours étonnant de lumières, un accord de volonté plus éton-nant encore, hâta l’instant de la régénération.
Ou détruisit les abus, on combattit les préjugés, on brisa lesliens de la féodalité, on limita la fortune du clergé; on abolit ladîme, et l’on affranchit les campagnes de toute espece de jougoppresseur.
Les litres de noblesse furent supprimés, celui de citoyen en-nobli : et chacun, selon ses talens et ses vertus, put espérer de laconsidération des emplois et des honneurs.
Des lois tolérantes permirent à chaque secte d’avoir son culteet ses prêtres, sans craindre des persécutions ou des outrages.
Tels furent les bienfaits du Quatorze Juillet. Jamais peut-êtreon ne vit de spectacle plus auguste que celui que présenta laFrance , lorsque, de tous les points de ce vaste empire, se fireiït'entendre les mêmes vœux, les mêmes cris d’union, d’amour, degloire et de liberté.
Le génie et la vertu dirigèrent ce grand mouvement, et aprèsde longs travaux et de pénibles efforts, donnèrent enfin au mondel’exemple de la régénération d'un peuple d’après les lois de lajustice et de la morale, tracèrent une route nouvelle à la politique,et substituèrent à des lois faites pour l’intérêt d’un seul, des loisétablies pour le bonheur de tous.
Alors tout semblait vous promettre les destinées les plusheureuses ; mais à [reine eut-on atteint le but, qu’il fut dépassé.Le ferment des passions amena des excès : en vain les mains sa-'antes qui avaient élevé l’édifice constitutionnel, voulurent le dé-fendre contre les attaques des partis ; l’intérêt général fut oublié ;des factions se formèrent dans toutes les classes ; et les secousses,es déebiremens qu’elles produisirent, amenèrent enfin la ruine°tale du gouvernement et une désorganisation générale.
Des ce moment, on oublia les principes sublimes, les salutairesinstitutions, qui avaient été consacrés par le Quatorze Juillet. Onavait proclamé des lois protectrices de l’ordre et (le la liberté, nuvu es lois révolutionnaires ; on avait aboli les privilèges, on dé-ruisit la propriété ; on avait établi la liberté des cultes, ou dé-iii* 3 ’,' 6 ? * en, P* es > 0,1 égorgea les prêtres. Bientôt le délire futJ squalaiage: on proclama la fraternité sur les échafauds, la2 A 2