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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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fiques, sa modération. C’est le premier rayon qui a brillé dans latempête comme pour éclairer les dernieres victoires de laFrance , les rendre pins clieres au vainqueur, et adoucir l’aspectaux vaincus.

Pendant la guerre que les Etats-Unis eurent à soutenir pourleur indépendance, la France s’ctait unie avec eux par des servicessignalés et par deux traités, l’un d’alliance, l’autre d’amitié et decommerce.

Par le premier, la France avait garanti aux Etats-Unis leurliberté, leur souveraineté, leur indépendance. Elle s’était engagéeà ne déposer les armes qu’elle avait prises pour seconder leurs ef-forts, que quand l’Angleterre aurait reconnu leur indépendancepar un traité: enfin, elle avait renoncé à tout dédommagementpour cette protection.

Pour reconnaître de tels engagemens et de tels services, lesEtats-Unis avaient garanti à la France ses colonies: ils avaient ou-verts leurs ports aux vaisseaux armés, et aux corsaires Français accompagnés de leurs prises ; enfin, ils en avaient interdit l’entréeaux corsaires et aux vaisseaux armés des nations en guerre avecla France , et qui aurait fait des prises sur elle.

En 1792, lorsque la guerre s’alluma entre la France et l’An-gleterre, les Etats-Unis se trouvèrent froissés entre leurs engage-mens envers l’une et la puissance de l’autre. Des difficultés s’éle-vèrent sur l’interprétation des traités ; les discussions s’enveni-merent par des défiances que l’éloignement et la difficulté des com-munications ne permirent pas de dissiper. Un traité d’amitié etde commerce, conclu dans ces circonstances entre les Etats-Unis et l’Angleterre, fût régardé en France comme un témoignage departialité en faveur de sou ennemi. Les agt ns commerciaux dela République montrèrent et excitèrent quelque ii ritation ; le com-merce des Etats-Unis fut inquiété par les corsaires Français ; plu-sieurs prises se succédèrent à sou préjudice; alors le CongrèsAméricain se crût en droit de déclarer les Etats-Unis exonérés destraités qui les unissaient à la France ; ils interrompirent leurs re-lations avec elle ; ils donnèrent des lettres de marque contre sesvaisseaux armés dans les colonies, et bientôt des rixes élevées enmer entre des bâtimens des deux nations annoncèrent qu’il fallaithâter leur réconciliation, si l’on voulait éviter qu’elle ne devinttrès-difficile.

Tel était l’état des choses, lorscpie trois négociateurs Améri-cains se rendirent à Paris , ameués par le désir et l’espérance deprévenir une rupture éclatante.

Le commerce Américain prétendait avoir essujé des pertesconsidérables ; les négociateurs en démanderenl l’indemnité.

Le Gouvernement Français avait aussi à prétendre des dédorn*magemens pour soit commerce qui, depuis quelque temps, avaitsouffert; il reconnut qu’il était juste de liquider, compenser etsolder, s’il y avait lieu, les indemnités qui pourraient être respec-Lvemeut dues : mais il mit pour condition, à toute stipulation sur2 H