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ter de nouveaux efforts pour fonder un grand et solide systèmede neutralité maritime. Tout le monde sait, au reste, combienil servit à ramener vers le gouvernement Français l’opinion despuissances de l’Europe qui affectaient le plus de doute sur samodération.
Au reste, telle fut la confiance des deux nations dans la for-mation du traité; tel fut leur empressement pour une prompteréconciliation, que la première stipulation convenue entre lesnégociateurs fut la cessation de toute hostilité, dès la signaturemême de la convention, et sans attendre quelle fût ratifiée depart et d’autre. Cet article a été fidelemeut exécuté des deuxparts.
La réserve d’ouvrir des négociations ultérieures relativementaux traités et aux indemnités, a été consignée dans l’article se-cond, dont elle a été l'unique objet. Mais la crainte de re-veiller des discussions vives et de voir altérer la bonne harmoniequi doit êlre l’heureux résultat des autres stipulations a fait sup-primer cet arlicle II dans les actes de ratification. Cette suppres-sion est une rénonciation prudente et amicale aux prétentions res-pectives qui étaient énoncées dans l’article.
La France a dû faire, sans regret, le sacrifice des privilèges,que le besoin encore pressant de ses secours, la crainte de l’An-gleterre, la reconnaissance enfin lui avaient fait concéder pour lesEtats-Unis , pendant la guerre de leur indépendance.
L’expérience a fait voir, et la raison montre assez que l’exercicerigoureux de ces privilèges serait très-difficile à concilier avec laparfaite sûreté et peut-être avec l’indépendance des Etats-Unis ,principalement dans les cas où la France aurait à soutenir uneguerre contre une puissance forte par sa marine.
Il a dû suffire au gouvernement que la nation Française fûtassurée de ne voir jamais une autre nation plus favorisée quelledans ses relations avec les Etats-Unis , D’ailleurs, il a espéré dela sécurité des Américains plus davantage qu’il n’en pourrait re-tirer de l’accomplissement de leurs anciens engagemens. Il a cruqu’il convenait à l’intérêt de la nation Française, comme à sagrandeur, de réduire toutes leurs obligations envers la France , àl’obligation de prospérer, à celle de concourir à la liberté desmers, d’entrer, avec honneur, en partage du négoce du monde,(l’offrir à nos colonies des vojsius bienveillans, et à l’Europe , unexemple des vertus qui sont l’heureux fruit d’une sage liberté.
Tel est, citoyens législateurs, l’esprit général du traité. Touten promet la stabilité. Les deux nations sont séparées par detrop grandes distances pour être jamais rivales ; les Etats-Unis sont trop voisins de nos colonies, pour qu’il ne nous soit pas utile(le les avoir pour amis. La position de leur pays, la fécondité deson territoire, ses immenses forets, dont l’agriculture ne demandequ’à livrer une partie à l’industrie maritime déjà prête àles lancer sur les mers ; un sentiment de force entretenu danstoutes lésâmes par celui d’une propriété hâtive et toujours crois-sante; un besoin de prospérité très-énergique et échauffé par