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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ence des troupes étrangères, pour répandre l’éclat et la grandeursur le berceau de la Cisalpine , la commission a reconnu qu’il étaitessentiel à la félicité de la République , qu’elle fût soutenue dansces premiers tnomens par un appui qui eût plus que tout autre degrandeur et de forces

“ D'après de si puissantes raisons, la commission a donc dû con-clure que si d’un côté la consulte extraordinaire doit former levœu que la constitution soit proclamée, et que les collèges, les lé-gislateurs et les autres autorités soient choisis parmi les hommesqui lui ont paru le plus dignes de son estime, afin de mettre unterme au régime provisoire ; d’un autre côté elle doit désirer ar-demment que le Général Bonaparte veuille honorer la RépubliqueCisalpine en continuant de la gouverner, et en associant à la direc-tion des affaires de la France le soin de nous conduire nous-mêmespendant tout le temps qu'il croira nécessaire pour réduire toutesles parties de notre territoire à l’uniformité des mêmes principes,et pour faire reconnaître la République Cisalpine par toutes lesPuissances de l’Europe .’’

Pour copie conforme,

(Signé) Stregelli, Secrétaire.

Plier 6, le premier consul accompagné du ministre des relationsextérieures, et de celui de l’intérieur, de quatre conseillers d’état,de vingt préfets et de plusieurs officiers-généraux, s’est rendu à laséance de la consulte Cisalpine, et a prononcé en Italien le dis-cours suivant.

“ La République Cisalpine , reconnue depuis Campo Formio, adéjà éprouvé bien des vicissitudes.

“ Les premiers efforts que l’on a faits pour la constituer, ontmal réussi.

" Envahie depuis par des armées ennemies, son existence ne pa-raissait plug probable, lorsque le peuple Français, pour la secondefit is, chassa par la force de ses armes, vos ennemis de votre ter-ritoire.

“ Depuis ce temps, an a tout tenté pour vous démembrer.-

--“ La protection de la France l’a emporté-

--“ Vous avez été reconnus à Lunéville .

“ Accrues d’un cinquième, vous existez pluspuissans, plus con-solidés, avec plus d’espérances 11!

Composés de six nations différentes, vous allez être réunissous le régime d’une constitution plus adaptée que toute autre àvos mœurs et à vos circonstances.

“ Je vous ai réunis à Lyons autour de moi comme les princi-paux citoyens de la Cisalpine . Vous m’avez donné les renseigne-inens nécessaires pour remplir la tâche auguste que m’imposaitmon devoir, comme premier magistrat du peuple Français, etcomme l’homme qui a le plus contribué à votre création.

Les choix que j’ai faits pour remplir vos premières magis-tratures, l’ont été indépendamment de toute idée de parti, (le toutesprit de localité.