Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
248
JPEG-Download
 

248

la Cisalpine , il désira que chaque section lui remit une liste quicontint le double du nombre des citoyens qui auraient les quali-tés requises pour être membres des collèges. En même temps 1réunit chez lui les présidens des cinq sections, fit lire et discuterles observations quelles avaient présentées sur la constitution; ifit quelques changemens qui lui furent indiqués par l'expérience,etpar la connaissance des intérêts de la Cisalpine .

il ne restait qu’à s’occuper de faire connaître les personnes quipouvaient remplir les premières places du gouvernement.

Un comité de trente membres lut chargé par la consulta réuniepour la première fois en assemblée générale, de former des listesde candidats doubles du nombre des places à remplir, pour indi-quer au premier consul les hommes que l’opinion publique y ap-pelait. Le comité, après setre occupé de l’opération qui lui étaitconfiée, fit à l’assemblée générale de la consulta extraordinaire, lerapport suivant.

** Citoyens députés,

“ Votre commission des trente, après s’être attachée avec leplus grand soin à proposer une liste d’hommes en état d’eutretdans la composition du gouvernement, vous fait part du résultatde ses réflexions sur le choix du premier magistrat.

“ Elle s’est occupée, pendant trois de ses séances, de cet objet leplus important de tous; et après avoir discuté toutes les idées quis'associaient à cette nomination, elle est toujours arrivée par desvoies différentes, à une même conséquence.

“ Si l'on compte très peu d’hommes capables d’être élevés à lapremière place du gouvernement, il faut convenir que notre situ-ation intérieure doit les faire paraître parmi nous plus rares qu’ilsne le sont réellement. Il est facile de voir que le peu de tempsqui s’est écoule depuis que la Cisalpine a été formée de six nationsdifférentes, lie peut pas suffire pour qu’elles se connaissent enlr’clles,et pour que les hommes les plus remarquables leur inspirentune égale confiance. Ce n’est pas sans crainte que l’on peut choi-sir entr’eux, si l’on considéré que divisés comme nous le sommesde lois, d’usages, et de mœurs, et habitués en tout genre à desopinions différentes, on ne peut guere espérer de trouver un hom-me, qui renonçant à tout système particulier puisse ainsi arracherla masse du peuple à ses anciennes habitudes, et lui donner (cequi est le fondement le plus solide des kfepubliques) un espritnational.

“ L’histoire des vicissitudes qu’a éprouvées la République Cis-alpine , rendait plus difficiles les recherches de la commission. Sifes hommes de cette époque, n’avaient été attachés à aucune ma-gistrature, on ne pourrait pas présumer, qu’ils fassent assez verses,«ans la science, toujours difficile, mais plus encore au milieu denous, de gouverner la République . S’ils avaient à cette époqueles rênes du gouvernement, agités, comme ils l’étaient par le trou-ble des opinions, distraits da initie maniérés, emportés par l’influ-ence étrangère, ils ne pouvaient pas s’élever il cette considération»