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qui, dans des temps moins malheureux, leur aurait gagné la con-fiance publique.
“ Mais en supposant qu’après avoir surmonté ces nombreux ob-stacles, on eut pu désigner un homme, capable de soutenir une sigrande charge, beaucoup d’autres difficultés plus graves empê-cheraient bientôt qu‘011 ne put entièrement se reposer sur cechois. Les troupes françaises ne peuvent pas encore complète-ment évacuer la Cisalpine : un grand nombre de raisons politi-ques et notre propre intérêt, ne le permettaient pas dans le mo-ment actuel, et au milieu de notre dénûement de troupes na-tionales.
“ La Cisalpine d’ailleurs, quoiqu’elle ait été garantie par lestraités de Toleutino et de Lunéville , ne peut dans le premier mo-ment espérer d’obtenir par elle-même, de la part des anciens gou-verneinens de l’Europe , cette considération nécessaire pour seconsolider au-dedans et au-dehors ; il faut qu’on la fasse recon-naître par plusieurs puissances qui ne sont pas encore entrées enrelations avec elle : elle a besoin d’un homme qui, par l’ascendantde son nom et de sa puissance, la mette au rang qui convient à sagrandeur; mais ce nom, cette puissance, on les aura inutilementcherchés parmi nous.
“ Ce fût donc pour mettre la dignité du gouvernement à l’abride l'influence des troupes étrangères, et pour ajouter un éclat etune grandeur nouvelle aux coinmencemens de la Cisalpine , que lacommission crut qu’il était essentiel au bonheur de cette Républi-que que, dans les premiers niomens, elle eut un appui qui l’em-portât sur tout autre, en force et eu élévation.
“ D'après des motifs d’une telle importance, îa commission acru devoir conclure, que si d’un côté, la consulta extraordinairedoit former le voeu que la constitution soit proclamée, et que lescollèges, la législature, et les autres autorités soient incessammentchoisis parmi les hommes qu’elle a cru les plus dignes de son es-time, afin de voir cesser enfin le gouvernement provisoire, d’ynautre côté, elle doit désirer ardemment que le général Buona-parlé veuille honorer |a Cisalpine , en retenant la magistrature su-prême, et eu ne dédaignant pas, an milieu de la direction des af-faires de la France , d’être la grande pensée de notre gouverne-ment pendant le temps qu’il croira nécessaire pour amener à uneparfaite uniformité les différentes parties de notre pays, et fairereconnaître, par toutes les puissances de l’Europe, la RépubliqueCisalpine .”
Le vœu du comité devint l’opinion unanime de la consulta ex-traordinaire réunie le 5 Pluviôse en assemblée générale ; elle dé-créta par acclamation, et au milieu des plus vifs applaudissemens,que le rapport du comité qu’elle venait d’entendre, serait pré-senté au premier consul, comme l’expression fidele des sentimenset des opinions de la consulta extraordinaire..
Le résultat de cette délibération, ayant été présenté au premierconsul, il reconnut que, d’après toutes les lumières qu’il avait re-cueillies, l’état des choses exigeait une prompte organisation ; qu’il
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