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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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(Moniteur, No. 156.)

République Italienne ,

Milan , le 15 Février (26 Pluviôse).

Notre République est enfin constituée. Hier le comité degouvernement a cessé ses fonctions. Le citoyen Melzi , vice-pré-sident, s’est rendu le matin, à la grande salle du Palais National,aux acclamations unanimes d’un peuple immense. Toutes lesautorités civiles et militaires l’accompagnaient, ainsi que le corpsdiplomatique. Des discours ont été prononcés par le généralMurat, chargé de l’installation par le gouvernement Français ;par le professeur Fontana, au nom de la consulte-législative ; etpar le citoyen Sommariva, membre du gouvernement provisoire.Le vice-président à répondu à chacun de ces discours. Il a re-cueilli de nouveau des applaudissemens multipliés, et il a pulire sur tous les visages, le bonheur généralement senti de selivrer à des espérances qui ne peuvent plus être trompés.

Discours prononcé à l'occasion de l'Installation du Gouverne*ment Constitutionnel de la République Italienne , le J 4 Février ,1802, An 1er.

Discours du Citoyen Murat, Général en Chef de l’Armée.d’Italie .

Un arrêté du consul Bonaparté me charge d’annoncer au peupledelà République Italienne que son gouvernement provisoire cesseaujourd’hui ses fonctions, et qu’il est remplacé par un gouverne-ment constitutionnel, dans la personne du citoyen Melzi , vice-pré-sident, et des membres de la consulte d’état et du conseil législatif,dont les noms vont être proclamés dans cette séance.

La République Italienne sort aujourd’hui de l’état de crise,et d’agitation qui devait nécessairement succéder aux oragesparmi lesquels elle est née. L’administration qu’elle voit finira été pénible sans doute ; elle a existée au milieu des guerres etdes révolutions.

Citoyen vice-président, et vous tous qui allez prendre part a»gouvernement de cette République , combien elle est belle, com-bien elle est honorable, la tâche qui vous est imposée ! quellemoisson de gloire vous attend, vous qui, en donnant la premièreimpulsion au caractère, à l’opinion, aux mœurs d’une nation nais-sante, allez poser les bases les plus solides de sa prospérité ! Leburin et le ciseau finit passer également au temple de mémoirel’homme d’état et le guerrier.

JNe vous attendez pas cependant a parcourir une carrièretoujours semée de fleurs. L’homme en place est souvent ab-reuvé de dégoûts ; souvent il est en butte à la calomnie. Maisvous saurez triompher de. tout ; vous trouverez, au bout de la